Ulule : 100 000 euros en moins de 24h pour une BD sur le jeu vidéo
Brève

Ulule : 100 000 euros en moins de 24h pour une BD sur le jeu vidéo

Vu sur le net, bientôt dans vos librairies. L'illustratice Laurel a lancé une campagne de crowdfunding pour financer l'impression d'une bande dessinée (née sur son blog) sur sa vie de développeuse de jeux vidéo, expatriée à San Francisco. Où l'on découvre que Google considère que le marché du jeu vidéo mobile est "presque mort" en Europe.

L'histoire commence en 2010. Laurel, une illustratrice ayant à son actif quelques albums de bande dessinée, et son compagnon Adrien vivent à Metz. Ils développent à deux un petit jeu pour iPhone, qui leur permet de gagner "un peu de sous" grâce à des bannières de pub. Et puis ils quittent la France et décident de monter une start up de jeux vidéo, Pixowl, en Californie, au cœur de la Sillicon Valley. Leur but ? Devenir riches et célèbres.

Depuis l'an dernier, l'illustratrice raconte cette histoire sur son blog, où elle décrit le quotidien de deux français expatriés, développeurs de jeux vidéo. Planche après planche, le lecteur découvre, sous le vernis californien, le cauchemar de l'assurance santé aux États-Unis, la vie en colocation avec deux stagiaires (non payés) à 25 minutes de San Francisco. Mais aussi leur rencontre avec Google, qui aime bien leur jeu mais juge inutile de traduire en français, "parce qu'il n'y a presque plus de marché en Europe".

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L'histoire de ces deux Français à la conquête de la Silicon Valley intéresse en tout cas beaucoup de monde. Mardi 6 octobre, l’illustratrice a lancé une campagne de financement participatif pour imprimer les planches parues sur son blog depuis un an et demi. L'objectif était de recueillir 9 000 euros sur Ulule pour publier Comme convenu. Elle en a récolté plus de 100 000 en moins de 24 heures, bien aidée par les retweets de plusieurs stars de la BD francophone sur Twitter, comme Pénélope Bagieu, Thomas Cadène ou Boulet. Selon Libération, la dessinatrice a même été contactée depuis par plusieurs grandes maisons d'édition.

Ce n'est, en tout cas, pas la première fois qu'un développeur indépendant de jeux vidéo raconte, sur internet, son quotidien. En août 2015, Aurélien Regard décrivait déjà, sans bulle mais dans les grandes longueurs, la naissance compliquée de son jeu de course pour PC, The Next Penelope. Il y était notamment question de son rythme de travail effréné (entre 10 à 16 heures par jour, sept jours par semaine) ou de la difficulté de se faire une (petite) place sur la plateforme de vente de jeux vidéo en ligne, Steam, et ses 125 millions d'utilisateurs et acheteurs potentiels.

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Jeu vidéo et financement participatif font en tout cas bon ménage. Pour le financement du jeu de simulation spatiale Star Citizen, des développeurs avaient aussi fait appel, en 2012, à Kickstarter. Le financement initial (500 000 euros) avait rapidement été dépassé, le jeu obtenant au final plus de... 88 millions de dollars. Seul problème : le jeu n'est toujours pas sorti et les joueurs commencent à s'impatienter.

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