Ulcan : trois jours de garde à vue en Israël
Brève

Ulcan : trois jours de garde à vue en Israël

Trois jours de garde à vue et une perquisition à son domicile.

Dans le cadre d'une commission rogatoire internationale, le hacker ultra-sioniste Grégory Chelli, dit Ulcan, a été entendu en Israël par des policiers français et israéliens selon Marianne et Le Monde. Deux informations judiciaires, dont l'une couvre des faits de "violences volontaires avec préméditation", ont été ouvertes en France à la suite de multiples attaques informatiques et des appels téléphoniques malveillants consistant à dénoncer des crimes imaginaires dans le but d'envoyer la police chez ses victimes (pratique appelée "swatting" en anglais). Parmi les cibles d'Ulcan figurent le cofondateur de Rue89, Pierre Haski, le journaliste Benoît Le Corre dont le père est décédé d'une crise cardiaque à la suite d'un appel malveillant, mais aussi Daniel Schneidermann.

Réagissant à cette garde à vue, l'avocat de Chelli, Me Gilles-William Goldnadel, a reconnu que son client s'était "affranchi de la légalité" tout en justifiant cette attitude par le fait que Chelli "ne supportait pas la partialité d'une partie de la presse française à l'égard d'Israël". Et l'avocat de faire une comparaison hasardeuse entre ce qu'a fait Chelli - "une méchante plaisanterie chez des gens" - et l'entarteur Noël Godin, dont la cible favorite est Bernard Henri-Lévy :


Ce n'est pas la première fois que la presse annonce la garde à vue de Chelli. En octobre 2014, France info assurait que le hacker avait été placé en garde à vue. Contacté par @si, le journaliste de France Info à l’origine de l’information confesse que "s’il avait pu recouper l’information à l’époque", il n’est plus forcément "certain" aujourd'hui de ce qu’il avançait. "J’avais eu des informations par la suite sur le fait qu’il avait été arrêté, mais pour des motifs totalement différents des affaires françaises. Mais c’était invérifiable et je n’ai jamais eu le fin mot de cette histoire, donc je suis passé à autre chose".

L'occasion de revoir notre émission sur l'affaire Ulcan : "Benoît, ils ont dit que tu étais décédé !".

Partager cet article Commenter

 

Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Lire aussi

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.