Sarkozy / Cap Nègre : le préfet limogé (Mediapart)
Brève

Sarkozy / Cap Nègre : le préfet limogé (Mediapart)

Le préfet du Var, Jacques Laisné, a été muté par décret présidentiel le 5 juin. Scoop ? Le site Mediapart évoque l'hypothèse d'une "punition" présidentielle pour ce préfet qui, malgré ses engagements, n'a pas fait avancer le dossier du "tout-à-l'égoût" du Cap Nègre, lieu de résidence de la belle-famille présidentielle.

Eté 2008 : la – rocambolesque – histoire du "tout-à-l'égoût" du Cap Nègre provoque l'émoi dans la région Paca. Nicolas Sarkozy lui-même fait irruption dans une réunion de propriétaires du domaine du Cap Nègre, au titre de gendre de la famille Bruni-Tedeschi. L'objectif de son intervention ? Appuyer sa belle-famille, propriétaire d'une vaste résidence au Cap, dans la défense d'un projet de raccordement du domaine ... au tout-à-l'égoût.

Le chef de l'Etat, particulièrement déterminé à lancer ces travaux sanitaires, peut compter, à l'époque, sur l'appui du préfet, Jacques Laisné, et sur celui du maire UMP du Lavandou. Interrogé par Le Monde, Laisné explique alors, sybillin : "Quand un président vous demande, il est rare qu'un préfet refuse."

Juin 2009 : alors que le dossier du "tout-à-l'égoût" ne semble guère avoir avancé, Mediapart révèle que le préfet du Var a été muté, le 5 juin, par décret présidentiel. Procédure de routine ? "Ce dernier, bizarrement, ne reçoit pas de nouvelle affectation territoriale ; il devra se contenter de rejoindre la Cour des comptes. Dans les couloirs feutrés de la «préfectorale», il se murmure toutefois que la brutalité de cette éviction serait liée à l'implication du chef de l'Etat dans cette très locale affaire de propriétaires qui secoue le cap Nègre." Pour les milieux préfectoraux, interrogés par le site d'information, cette mutation relève de la "mise au placard".

Une du Monde 2 Cap Nègre - janvier 2009

Le Monde 2 a publié, en janvier, un reportage complet sur l'affaire du Cap Nègre : "Cap Nègre : l'autre crise de l'été de Sarkozy".

Notre dossier "L'Etat, c'est nous", qui traite de l'appropriation présidentielle de l'appareil d'Etat, dans les affaires concernant son entourage, est toujours en ligne.

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