Roms : le gouvernement publie de nouveaux chiffres (La Croix)
Brève

Roms : le gouvernement publie de nouveaux chiffres (La Croix)

Après les polémiques, les statistiques. Un premier bilan sur l'installation de campements et l'intégration des Roms doit être présenté à l'Assemblée nationale ce vendredi 27 septembre. Ces chiffres, publiés en exclusivité par La Croix, donnent une cartographie de ces installations et soulignent les avancées et les limites de la circulaire d'août 2012 censée aider les Roms à mieux s'intégrer.

Combien y a-t-il de campements de Roms en France ? Selon les chiffres qui doivent être présentés à l'Assemblée nationale par le préfet Alain Régnier, délégué interministériel à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal), la France comptait l'été dernier "394 bidonvilles, totalisant 16 949 personnes". Les Roms sont inégalement répartis sur le territoire : "À elle seule, l’Île-de-France concentre 39 % des campements et 41 % des personnes vivant dans des campements en France". La majorité de ces Roms vivent en France depuis plus de cinq ans dans de mauvaises conditions sanitaires : "1 300 personnes ne disposent d’aucun traitement des déchets, 3 700 personnes vivent sans accès à l’eau courante".

Roms en France

Le rapport note tout de même quelques avancées. L'élargissement du nombre de métiers accessibles aux Roms a permis d'augmenter le nombre d'autorisations de travail (4 249 en 2013, contre 3 145 en 2012). La scolarisation des enfants s'est également améliorée, même si elle reste faible : "Aujourd’hui, un tiers des 2 000 enfants habitant dans des bidonvilles ont trouvé le chemin de l’école, mais de manière très instable en raison des nombreux démantèlements", indique La Croix.

En revanche, comme nous vous l'avions expliqué hier, l'application de la circulaire d'août 2012, obligeant notamment les préfectures à chercher des solutions de relogement avant toute évacuation de campement, n'est pas toujours respectée selon les préfectures. "La mission Roms patine de manière générale en Île-de-France, mais aussi en Provence-Alpes-Côte d’Azur, où certains préfets ne daignent pas envoyer les diagnostics pourtant exigés", souligne La Croix.

Et si vous voulez comprendre pourquoi cette politique d'insertion ne marche pas, notamment pour des raisons purements administratives, lisez notre enquête.

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