Rio-Paris : scoops et démentis (presse française et brésilienne)
Messages d'alerte
Deux journaux brésiliens, le Jornal da Tarde et O Estado de Sao Paulo (appartenant au même groupe de presse) ont publié le détail des messages transmis par l'avion avant sa disparition. Le Jornal da Tarde dit tenir ses informations d'une source proche de la compagnie Air France.
La chronologie, reprise par LeMonde.fr, révèle qu'à 23 heures, soit peu avant son entrée prévue dans l'espace aérien du Sénégal, l'Airbus aurait signalé qu'il traversait une période de fortes turbulences. S'en serait suivie la déconnexion (volontaire ou non de la part de l'équipage ?) du pilote automatique, plusieurs pannes électriques dans les ordinateurs de l'appareil, et enfin, un dernier message indiquant "Cabine en vitesse verticale".
Mais cette chronologie publiée par la presse brésilienne est contestée : "Dans les milieux proches de l'enquête, on conteste formellement la chronologie des informations (...) tout autant que les conclusions "hâtives" qu'en tire l'Estado", précise LeMonde.fr.
Altitude et vitesse questionnées
Folha de São Paulo, un troisième quotidien brésilien (repris, lui, par Libération.fr), assure que l'Airbus ne volait pas à la bonne altitude : "L'appareil a été aperçu pour la dernière fois par le radar de l'archipel de Fernando de Noronha dimanche soir, à 22 h 48 (heure brésilienne). Celui-ci volait alors toujours à 35 000 pieds, selon l'armée de l'air brésilienne, sachant qu'il aurait déjà dû être passé à 37 000 pieds selon le plan de vol."
Dans la presse française, enfin, LeMonde.fr avance également une information portant sur la vitesse de l'appareil : "La vitesse de l'Airbus A330 était "erronée", ainsi que l'ont indiqué au "Monde" des sources proches de l'enquête." L'appareil allait-il trop lentement ? Trop vite ? Sur quoi se base cette hypothèse ? Pour seule précision, le Monde.fr indique qu' "Airbus devrait publier, jeudi 4 juin, une "recommandation", validée par le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), destinée à toutes les compagnies utilisant des biréacteurs A330. Le constructeur veut rappeler, qu'en cas de conditions météorologiques difficiles, leurs équipages doivent conserver la poussée des réacteurs et l'assiette correctes pour garder l'avion en ligne."
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