Après Gaza et l'Iran, c'est désormais le Liban qui croule sous les bombes israéliennes, et voit son territoire amputé et partiellement occupé par Israël. L'offensive, lancée le 2 mars dernier, a déjà fait plus de 2 500 morts et 7 000 blessés, et plus de 500 000 déplacés, mot poli pour désigner les Libanais jetés sur les routes ou dans des camps de fortune. Il y a presque deux ans, avec notre invité du jour, nous avions analysé sur ce même plateau le traitement médiatique de la guerre d'anéantissement menée à Gaza par Israël. Et force est de constater que rien, ou presque, n'a changé : fascination du militaire, tapis rouge déroulé aux représentants israéliens, effacement méthodique des vies libanaises fauchées par la guerre, et simplification à outrance : la démocratie d'un côté, les terroristes du Hezbollah de l'autre. Les médias audiovisuels, car il faut dire ici que la presse écrite relève le gant, peinent toujours à dire ce qui se passe : une guerre d'agression, puis l'annexion pure et simple d'une partie du territoire libanais où vivent des dizaines de milliers de personnes de facto soumise à l'autorité d'Israël.
Pour revenir sur cette séquence : Ziad Majed, politologue, professeur à l'Université Américaine de Paris, spécialiste du Moyen-Orient, auteur de Le Proche-Orient, miroir du monde, paru l'année dernière aux éditions La Découverte.
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