Quel avenir pour La Tribune ?
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Sous le titre "Pas de journal sans règles du jeu", la SDJ de La Tribune explique : "La rédaction de «La Tribune» vient d’observer deux jours de grève qui reflètent une crise profonde. Le projet de suppression de 20 à 25 postes au sein de la rédaction, ainsi que la volonté de l’actionnaire d’augmenter les contributions fournies par des intervenants extérieurs, qui ne sont pas journalistes, en sont à l’origine. Très à la mode, l’augmentation des contributions extérieures, qui représentent déjà quatre pages dans le journal, pose de son côté un risque majeur à l’élaboration d’une information indépendante. Le fait que le projet émane non pas de la direction de la rédaction, mais de l’actionnaire du journal, est en soi une violation du principe d’indépendance de la rédaction." La SDJ conclut sèchement que la suspension de la grève"ne donne en aucun cas un blanc-seing aux actionnaires du journal, Alain Weill (20 %) et Valérie Decamp (80 %), qui n’ont jamais investi un centime dans «La Tribune»." |
François Lenglet, lui, se garde bien de contester directement : "Le devenir d’une entreprise appartient à ceux qui la possèdent, c’est la loi de l’économie de marché, qu’un journal économique ne saurait contester, fût-ce quand elle s’applique à lui-même. Que le directeur de la rédaction exprime son désaccord avec ces choix et en tire les conséquences, c’est sa liberté. Je quitte donc «La Tribune» après trois années, dont une passée à diriger la rédaction.
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