Quand les médias se pillent sans le dire
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Quand les médias se pillent sans le dire

De la circulation circulaire de l'information

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On allait voir ce qu'on allait voir, ont affirmé dans leurs colonnes près de 60 titres de presse : désormais, fini les informations "piquées" à d'autres médias, notamment locaux ou spécialisés, sans que ce ne soit précisé. Il a suffi de quelques jours pour que cette grande annonce soit mise à mal. Plongée dans une pratique dommageable aussi pour les lecteurs.

La colère des journalistes se faisant chiper des informations ou des enquêtes entières par d'autres médias, sans que leur travail original ne soit signalé, est rarement publique. Elle s'exprime par des échanges de courriels ou des coups de fil fâchés. Mais elle surgit aussi à intervalles réguliers sur leur réseau social de prédilection, Twitter. "Belle enquête de Margaux d'Adhémar et Etienne Jacob dans Le Figaro Magazine sur La Famille, communauté religieuse parisienne. Toute ressemblance avec l'article paru en juin dans Le Parisien, non cité, doit être purement fortuite", twittait en août 2020, acide, le journaliste du Parisien Nicolas Jacquard, auteur des révélations sur cette étrange communauté. Mais Le Parisien, ici lésé, est parfois au...

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