Préférence nationale : la gauche aussi, dans les années 30 ?
enquête

Préférence nationale : la gauche aussi, dans les années 30 ?

Un argument du FN, à l'épreuve des textes d'époque

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La gauche des années 30 a-t-elle eu un faible pour la préférence nationale ? Le FN l'assure, allant jusqu'à citer Roger Salengro, député SFIO au début des années 30 (avant de devenir, plus tard, ministre du Front Populaire), et Léon Blum, président du conseil du Front Populaire. Notre invité, Fabien Engelmann, jeune syndicaliste CGT et candidat aux cantonales sous la bannière du FN, l'a répété sur notre plateau. "Blum aurait été pour la préférence nationale" a-t-il lancé. Marine le Pen, en 2009, citait déjà une prétendue "loi Salengro", instaurant la préférence nationale.

@si a replongé dans l'Histoire. Et selon les archives de l'Assemblée nationale, s'il n'y a jamais eu de loi Salengro de "préférence nationale", le député a bel et bien proposé une loi de "protection de la main d'oeuvre nationale", mais dont l'un des volets prévoyait un salaire égal entre travailleurs français et étrangers. Sa loi n'a pas été adoptée. C'est une autre, proposée par la droite et ne comportant pas de volet salarial, qui a été votée. Plongée aux sources d'un raccourci du FN.

C'est devenu un des éléments de langage du Front national version Marine Le Pen : la préfére...

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