Moscato show/sexisme : RMC mise en garde par le CSA
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Moscato show/sexisme : RMC mise en garde par le CSA

". C'est ce qu'on avait pu entendre lors de l'émission Moscato Show sur RMC le 3 octobre dernier.

"La vie de groupe, c'est d'aller sortir le chichi à la femme de ménage. On est trois, on rigole Nous vous en parlions ici. Le CSA vient d'envoyer une mise en garde à destination de la radio, selon son site internet.

L'ancien rugbyman Vincent Moscato et ses chroniqueurs étaient revenus sur les mauvais résultats de l’équipe de France à la coupe du Monde de rugby, mais aussi sur l’accusation de harcèlement sexuel dont faisaient l’objet trois joueurs anglais.

Et le débat dérape picto

Moscato et ses chroniqueurs estimaient que cette scène de harcèlement constitue une manière de "souder le groupe". C'est d'ailleurs même précisément ce qui manquerait aux rugbymen français pour gagner. "C'est pas un peu ce qui nous manque d'aller faire un peu tout et n'importe quoi en dehors du terrain?", demande un des journalistes présents. Réponse complice de Moscato : "C'est terne un groupe qui n'est que dans le travail. A un moment donné, ça fait trois mois qu'ils sont ensemble, il faut un peu s'amuser." Eric Di Meco, ancien footballeur, faisait aussi partager son expérience de grand ancien : "Je suis sûr que vous allez pas me contredire: les équipes les plus dures avec lesquelles j'ai joué, que ce soit en équipe de France ou en club, c'est chaque fois où il y avait en dehors du terrain des comportements comme ça. Parce qu'on a fait des horreurs, tous, c'est pour ça qu'on est un peu emmerdé quand on parle de ça, mais on a tous fait des horreurs. (...) Ça soude le groupe. (…) La vie de groupe, c'est d'aller sortir le chichi à la femme de ménage. On est trois, on rigole."

Le CSA , qui avait été saisi par l'association Osez le féminisme!, pointe un "échange déplacé" et une "certaine complaisance à l’égard des auteurs présumés du délit". Selon le Conseil, ces propos ne respectent pas "les stipulations de l’article 2-4 de la convention du service selon lesquelles l’éditeur veille dans son programme 'à ne pas inciter à des pratiques ou comportements délinquants ou inciviques" . Il a donc adressé une lettre de mise en garde à la station.

RMC avait à l'époque vivement réagi face à l'article d'Acrimed titré - comme le nôtre - "Apologie de harcèlement sexuel sur RMC", menaçant d'une plainte pour diffamation, et forçant le site à modifier son titre en ajoutant un point d'interrogation.

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