Brève
Mitterrand, coaché par Sarkozy (presse nationale)
Les Unes des quotidiens nationaux datés du vendredi 9 octobre 2009 sont consacrées à l'intervention de Mitterrand jeudi soir sur TF1.
"Le tourisme en question finance une industrie fondée sur le proxénétisme, c’est-à-dire impitoyable et violente. La libération sexuelle est un progrès évident; l’exploitation sexuelle une oppression manifeste. Or Frédéric Mitterrand n’a pas écrit une «apologie» mais une confession. Nuance décisive. En politique comme en littérature, les mots ont un sens. Par calcul, les quadras du PS ont choisi la confusion de vocabulaire. On confesse une erreur ou une faute: c’est ce qu’a fait Frédéric Mitterrand dans son texte comme dans son intervention." écrit Laurent Joffrin dans son éditorial.
LIbération vendredi 9 octobre 2009c
"Hier soir à 20 heures, Nicolas Sarkozy était devant sa télévision pour regarder Frédéric Mitterrand se défendre sur TF 1 face à la violente polémique sur ses expériences sexuelles. Il l’a même appelé après. Car le président défend mordicus son ministre de la Culture, qu’il considère comme une de ses plus belles prises d’ouverture." "Le plan de bataille de l’opération « Il faut sauver le soldat Mitterrand » s’est dessiné dès 8 h 30 à l’Elysée, lors d’une très discrète réunion. Autour de la table, rien de moins que le sommet de l’Etat : Sarkozy, Fillon, Claude Guéant et... Mitterrand ont peaufiné ensemble la ligne de défense du ministre. Le président, qui lui a beaucoup téléphoné ces derniers jours, lui conseille de s’expliquer devant les Français au journal télévisé. Sarkozy décide en revanche de rester muet : pas un mot lors de sa visite en Moselle !" Parisien/Aujourd'hui vendredi 9 octobre ![]() |
Le Figaro écrit : ""C’est à la demande du chef de l’État que Frédéric Mitterrand est venu à TF1. Avant de se rendre en Moselle, Nicolas Sarkozy s’est penché avec ses proches collaborateurs sur le cas de son ministre, au coeur de la tourmente depuis deux jours. Le chef de l’État a convoqué à 8 h 30 François Fillon, le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, son conseiller en communication Franck Louvrier mais aussi le ministre de la Culture. Un objectif : trouver une parade à la polémique autour de cet ouvrage qu’en juillet Nicolas Sarkozy avait lui-même jugé « courageux et talentueux ». Les participants n’ont pu que constater que les messages répétés depuis mardi n’avaient pas fonctionné. "
Un élément qui s'ajoute à notre dossier Mitterrand et sa "mauvaise vie"
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