L'orageux printemps des médias marocains
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L'orageux printemps des médias marocains

Sit ins, tensions, manifestations. Et vaste débat sur...le baisemain royal

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Manifestations, altercations, tension: la nervosité de la société marocaine, alors que des révolutions sont en cours dans plusieurs pays arabes, traverse aussi les médias du pays.  Directions contestées, revendication de liberté: les médias traditionnels, plus ou moins soumis à la censure et l'autocensure, sont désormais sous surveillance de blogs et sites internets indépendants (où se développe par exemple un débat  sur la pratique du baisemain royal, symbole d'un protocole royal jugé dépassé). A la télévision publique, les journalistes, de plus en plus nombreux, expriment le besoin de s'affranchir des consignes du pouvoir politique.


Nouveau symbole du malaise des médias marocains, des centaines de journalistes ont manifesté vendredi devant le siège des deux chaînes de la télévision publique 2M et RTM à Rabat et Casablanca.

"Les programmes de notre chaîne ne reflètent pas la diversité politique, soiologique et culturelle duMaroc. Il n'y a aucun mécanisme de sanction et de contrôle de la direction" a déclaré à l'AFP Abdessamad Bencherif, journaliste à 2M, la deuxième chaîne publique à Casablanca.

Une centaine de journalistes avaient déjà manifesté trois jours plus tôt devant les locaux de l'agence officielle Ma...

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