Liste Lagarde : complot pour tuer un journaliste grec
Brève

Liste Lagarde : complot pour tuer un journaliste grec

Complot pour tuer le journaliste qui a publié une liste de fraudeurs du fisc grec. En septembre 2012, avant que Kostas Vaxevanis ne publie la liste de fraudeurs remise par la ministre de l'Economie Christine Lagarde à son homologue grec, cinq personnes avaient tenté de tuer le journaliste. Elles viennent d'être arrêtées et inculpées pour, entre autres, complot et tentative de meurtre.

Inculpés ! Sur son site, le journaliste Vaxevanis (à l'origine de la publication de la liste Lagarde) annonce que six personnes, dont un ancien directeur du renseignement, ont été arrêtées cette semaine et inculpées pour complot en vue de l'assassiner, plus chantage,et contrefaçon.

Vaxevanis

HotDoc avril 2013

Toute l'histoire commence, en mai 2012, lorsque Kostas Vaxevanis, journaliste, patron du magazine Hot Doc, publie une enquête montrant comment plusieurs banques grecques fraudent le fisc. Puis en septembre 2012, Vaxevanis s'apprête à publier une liste de 2 000 noms de fraudeurs du fisc grec qui a été remise au gouvernement par Christine Lagarde, quand elle était ministre de l'Economie.

Le 12 septembre 2012, au milieu de la nuit (comme il l'a raconté ensuite) prévenu par son chien, Vaxevanis entend du bruit dans sa maison et son jardin : cinq personnes s'y sont introduites par effraction. Il appelle la police, s'en sort sain et sauf, mais les cinq suspects s'enfuient sans être arrêtés.

Quelques jours plus tard, Maria, une femme se présente à la rédaction de Hot Doc où elle raconte qu'elle a été recrutée par des agents de l'EYP (Ethniki Ypiresia Pliroforion, les services secrets grecs), qui veulent tuer Vaxevanis. Ils ont même loué un bureau tout proche pour surveiller les allées et venues du journaliste.

Maria ajoute que ces hommes ont aussi fabriqué de faux documents pour ruiner la réputation du journaliste et faire croire que Vaxevanis est manipulé par.. les services secrets, et qu'il était payé par eux comme le prouverait un faux reçu pour 50 000 euros signé de sa main.

A la suite de cela, Vaxevanis enquête et, en avril 2013 raconte toute l'histoire en détail dans son journal avec le faux reçu à la Une (qui évoque à la Une les contrats et le plan d'élimination) dans un article titré, en page intérieure : "Les banques et les tueurs à gage : le contrat sur Vaxevanis". L'inculpation des six hommes vient en partie clore cette histoire étonnante.

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