L'impossible conseil de déontologie de la presse
enquête

L'impossible conseil de déontologie de la presse

La France, exception européenne... et qui pourrait le rester

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Les journalistes doivent-ils être contrôlés ? Par qui ? Et selon quelles règles ? Un député UMP vient de raviver d'un coup ces questions hautement conflictuelles dans la profession. Jean-François Mancel a déposé le 13 juillet une proposition de loi visant à instituer un "conseil national de déontologie journalistique", ainsi qu’un code de déontologie des journalistes. Aussitôt, des voix se sont élevées pour dénoncer la volonté de contrôle des responsables politiques sur la presse. Jusqu'à présent, et malgré l'activisme de plusieurs militants influents, la profession a toujours refusé la création d'un Conseil d'éthique, et a échoué à créer un code déontologique sur lequel journalistes et patrons de presse s'accorderaient. Des conseils chargés de s'assurer de l'éthique des journalistes existent dans une centaine de pays. L'exception française va-t-elle céder ?

"Aujourd’hui, il apparaît nécessaire que le législateur intervienne afin d’instituer un organisme d’autorégulation des médias adossé à un code de déontologie reconnu par toute la profession." Dans l'exposé des motifs de la proposition de loi qu'il vient de déposer, le député UMP de l'Oise, Jean-François Mancel, ne cache pas son opinion : il est temps que les politiques avancent sur ce dossier délicat, où les journalistes traînent des pieds.

Son texte, dont rien ne dit qu'il sera réellement examiné à l'Assemblée, dont l'ordre du jour est chroniquement surchargé, instituerait un...

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