Libé : Revel, l'ami qui veut du bien à Fraidenraich
Brève

Libé : Revel, l'ami qui veut du bien à Fraidenraich

Deuxième scud de Renaud Revel, journaliste de L’Express qui tient un blog sur les médias, en direction des salariés de Libération : après avoir fustigé la semaine passée ces "parangons de vertu" qui osent critiquer, dans les pages de Libé, Pierre Fraidenraich, le nouveau directeur opérationnel, Revel s’étrangle en découvrant dans Les Inrocks le surnom donné au nouvel arrivé à Libération : "Troisième Reich". Le journaliste dénonce un procédé "nauséabond". Au passage, il écorche l’orthographe de Fraidenraich et tronque une citation des Inrocks.

Revel ne décolère pas contre les salariés de Libé. Comme nous vous le racontions vendredi, le spécialiste des medias de L'Express a publié sur son blog un billet offusqué après la parution du portrait assassin du nouveau directeur opérationnel, Pierre Fraidenraich, portrait rédigé par les salariés de Libé. Revel prenait la défense du nouveau patron de Libération tout en accusant les salariés de supplier Xavier Niel pour que ce dernier rachète "leur boutique". François Moulias, directeur de la publication et président du directoire de Libé, avait envisagé publier le billet de Revel aux côtés des textes de soutien à Fraidenraich avant d’en être dissuadé par la rédaction.

Aujourd’hui Revel voit rouge en découvrant, via un article des Inrocks, que Pierre Fraidenraich se verrait affubler du surnom de "Troisième Reich" dans les couloirs de Libé. En effet, selon Les Inrocks cités par Revel, "le nouveau directeur opérationnel de Libé a déjà gagné deux surnoms parmi la rédaction : au choix, “Troisième Reich” ou “Frankenstein”.“En même temps, son nom de famille est difficile à prononcer et à mémoriser”, ironise un journaliste du quotidien (…) “C’est une tradition à Libé”, explique Fatima Brahmi, déléguée syndicale CGT. “Les nouveaux directeurs se présentent et exposent leur projet, Nicolas Demorand lui aussi est passé par là.”"

Procédé nauséabond selon Revel : "on pourrait mettre cela sur le caractère vulgairement potache de quelques olibrius aux QI défoliés, si ce sobriquet, épouvantablement irrespirable et revendiqué par leurs auteurs, était tout simplement ignominieux. Les intéressés savent-ils que toute la famille Fraidenraich, à l’exception d’une seule jeune femme, a été exterminée dans les camps nazis ?"

Aveuglé par la colère sûrement, Revel en a écorché l’orthographe du nom de Fraidenraich en l’écrivant, dans le titre de son billet, FraidenrEich. La bourde a depuis été corrigée. Mais est-ce aussi de rage que le journaliste a tronqué la citation des Inrocks ? En effet, sous la plume de Revel, on croit comprendre que Fatima Brahmi, déléguée CGT, estime que l’attribution des surnoms est une tradition chez Libé. Or la tradition évoquée par la déléguée syndicale concerne “le grand oral” réservé aux nouveaux patrons… et non l'attribution d'un surnom. Avec de tels amis, Fraidenraich n'a plus besoin d'ennemis.

>> Retrouvez notre dossier Libé, épicentre de la crise de la presse

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