L'Espagne, l'Eurovision et la dictature (Le Monde)
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Big Browser cite la candidate : "Ils ont dit : «S'il te plaît, ne gagne pas !», a-t-elle déclaré, sur le ton de la plaisanterie, à la radio ABC Punto Radio, avant de reconnaître, plus sérieusement, que le sujet préoccupe la télévision publique TVE. "Je crois que ce n'est pas le moment, ni pour l'Espagne ni pour la télévision espagnole, parce que cela coûte énormément d'argent" d'organiser le concours. |
Par ailleurs sur un mode plus sérieux, l'éditorial à la Une du Monde paru jeudi demande : "Fallait-il vraiment aller chanter à Bakou ?"
"Au nom de l'Europe, et des valeurs qu'elle est encore censée porter, on va chanter dans la capitale d'un pays où l'on écrase la moindre opposition à la famille régnante. Car l'Azerbaïdjan est aux mains d'un clan, celui du président Ilham Aliev, qui gouverne après son père par la corruption et la répression."
"L'Union européenne aurait dû appeler à un boycottage de ces festivités. Il eût fallu alerter les artistes qui participent à cette finale. Mais l'organisation aux commandes de la manifestation - l'Union européenne de radio-télévision - s'est refusée à dénoncer les atteintes aux droits de l'homme en Azerbaïdjan. Comme s'il était normal d'aller pousser la chansonnette pour étouffer les cris des torturés", ajoute Le Monde.
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