L'économiste libérale choisit ses contradicteurs sur France 2
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L'économiste libérale choisit ses contradicteurs sur France 2

Choisir son contradicteur ? Rien de plus simple sur France 2. Comme le raconte Libération, Agnès Verdier-Molinié, responsable de la fondation Ifrap, un think tank libéral, a refusé dimanche de débattre avec l’économiste de l’OFCE Henri Sterdyniak – invité de notre émission vendredi dernier – dans le 20 Heures de France 2. L’auteure du livre "On va droit dans le mur" par ailleurs à la une du Figaro magazine cette semaine, a préféré échanger avec Thierry Pech, son homologue du think tank Terra Nova proche du Parti socialiste, au prétexte que Sterdyniak l’avait insultée et poursuivie dans les couloirs lors d’un précédent débat sur Public Sénat.

Tapis rouge pour Agnès Verdier-Molinié : invitée dimanche au 20 Heures de France 2 présenté par Laurent Delahousse qui se demandait, en première partie de journal, si la France a économiquement les moyens de s’en sortir, la responsable du think tank libéral Ifrap et auteure du livre tout juste sorti "On va droit dans le mur" a refusé de débattre avec l’économiste de l’OFCE Henri Sterdyniak. Tous deux ne sont pas inconnus de nos abonnés : la première fut invitée à l’occasion d’un débat sur la RGPP ; quant au second, nous l’avons reçu pas plus tard que vendredi pour notre émission sur le conflit de génération. Le choix de Sterdyniak n’a pas plu à Verdier-Molinié qui a préféré un face-à-face avec "le moins mordant Thierry Pech, responsable du think-tank Terra Nova, proche du PS" pour reprendre les termes de Libération qui révèle l’information.

Pourtant, selon France 2 interrogé par le quotidien, "Verdier-Molinié était tout à fait d’accord pour que Sterdyniak soit son contradicteur. Mais pas en direct, plutôt sous la forme de deux interviews séparées, que l’on aurait croisées au montage". Ce qui rend la contradiction moins aisée. La chaîne a donc préféré changer d’interlocuteur pour une rencontre filmée sur une terrasse en plein air. Cela dit, le refus de Verdier-Molinié peut se comprendre vu que Sterdyniak n’a visiblement pas apprécié son livre. Joint par Libé également, l’économiste assure que l’auteure raconte n’importe quoi sur "le thème : il y a trop d’impôts, trop de cotisations, trop de fonctionnaires, trop de règlements, trop de normes". Et de glisser que, "naturellement", Verdier-Molinié fait la couverture du Figaro Magazine cette semaine et, "bizarrement, Laurent Delahousse l’invite immédiatement à présenter son livre. Est-ce un tel événement sur le plan de la réflexion économique et sociale ?" Un brin jaloux Sterdyniak ? Ce dernier s’offusque surtout de la place magistrale accordée à la responsable de l’Ifrap par France 2 qui "n’en avait pas fait autant pour Ie Nouveau Manifeste des atterrés" sorti en début d’année. En effet.

Sûr : Sterdyniak n’aurait pas fait un contradicteur conciliant. D’autant que la chaîne assure que Verdier-Molinié, qui n’a pas répondu aux sollicitations du quotidien, ne voulait pas revivre leurs échanges tenus lors d’un débat sur la loi Macron organisé début décembre par la chaîne Public Sénat. Selon elle, Sterdyniak l’aurait insultée et poursuivie dans les couloirs. L’économiste avoue : "elle proposait de supprimer l’ISF pour les dirigeants d’entreprise. Et ce qu’elle n’a pas aimé, c’est que j’éclate de rire…" Un éclat de rire certes mais aussi des soupirs et pas seulement de la part de Sterdyniak. Le secrétaire national PS à l'emploi et au dialogue social François Kalfon, présent également sur le plateau, n'est pas tendre non plus avec la responsable de l'Ifrap comme en témoigne cet extrait qui, malheureusement, ne dévoile rien des couloirs.

> Henri Sterdyniak fait-il un mauvais contradicteur ? Jugez-en plutôt dans notre émission consacrée au conflit de génération.

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