La lettre grecque : un festival d'interprétations opposées
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La lettre grecque : un festival d'interprétations opposées

Capitulation de Syriza, ou habile ouverture ? Notre nouvel ami le mfafa

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Capitulation ? Proposition inacceptable ? Raisonnable ? C’est peu dire que la lettre – relativement brève – envoyée ce matin par le gouvernement grec à ses partenaires de la zone euro a été lue de plusieurs façons différentes. Révélée par l’agence Reuters vers 10h30, elle est d’abord interprétée comme une capitulation de la Grèce puisque cette dernière demande une prolongation pour six mois de l'accord sur une aide financière. C’est bon : l’Eurogroupe a gagné. Patatras : vers midi, l’Allemagne dit nein. En cause : la Grèce ne fait aucune proposition de réformes troïka-compatibles. Dans le même temps, Jean-Claude Juncker, président de la commission européenne, se félicite d’une lettre qui "ouvre la voie à un compromis raisonnable". Une explication de texte qui donne du fil à retordre.

La lettre du gouvernement grec était attendue ce matin et elle est arrivée à bon port. Le ministre des finances hollandais et président de l’Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem a accusé réception du courrier sur Twitter. C’est plus moderne qu’un paraphe à monsieur le facteur. Que dit cette lettre ? L’agence Reuters a été la première à en révéler la teneur : on apprend ainsi que "le gouvernement grec a finalement décidé d’accepter de prolonger de six mois son actuel programme d’aide, qui prend fin le 28 février". Ni une ni deux, l’info est accueillie comme une capitulation. La Grèce baiss...

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