JV Le Mag : Haribo ne rigole pas avec Dragibus
Brève

JV Le Mag : Haribo ne rigole pas avec Dragibus

"On est désolés

@LesDragibus. On vous aime beaucoup. #Dragibusgate" Le (jeune) mensuel JV Le Mag a eu la drôle de surprise de recevoir aujourd'hui une lettre des avocats de la marque de confiseries Haribo concernant un article de mars dernier. Ces derniers reprochent aux journalistes d'avoir utilisé le mot "dragibus" (bonbon de la marque) de façon générique, ce qui contribuerait à "diluer la force attractive de [la] marque".

JVMag

La phrase qui pose problème à Haribo (@si prend le risque de la reproduire) : "On pourrait naïvement croire que l’éditeur britannique cumule des bénéfices à ne plus savoir qu’en faire. Que ses dirigeants prennent des bains à base d’or et de dragibus." Ironie de l'histoire : le papier raconte comment l'éditeur de Candy Crush Saga harcèle des entreprises pour "protéger sa marque"...

"Certains de vos auteurs ont cité la marque DRAGIBUS au sein de votre magazine du mois de mars [...] en minuscules et citée de manière générique, ce qui ne permet pas au lecteur d'identifier qu'il s'agit du signe DRAGIBUS constituant une marque, pour des produits provenant de la société HARIBO" déplore ainsi le courrier. Surtout, la lettre indique un "code de bonne conduite" pour citer les bonbons Haribo : majuscule au début ou tout en majuscules, ajout de la mention ® et ajout de la mention "DRAGIBUS est une marque enregistrée appartenant à la société Haribo Ricqlès Zan".

Lettre JV

Manque de bol pour Haribo, JV Le Mag a choisi de se moquer gentiment de la lettre... et de la publier sur Twitter. Le tweet de JV Le Mag a ensuite été repris par quelques comptes influents comme celui de l'avocat blogueur Maître Eolas ou celui du rédacteur en chef de NextINpact, Marc Rees, qui s'en amuse : "Journalistes, ne dites pas «dragibus», mais «un bonbon Dragibus ©, *marque enregistrée par Haribo Ricqlès Zan»".

Très vite, l'agence qui gère la communication de la marque de bonbons et notamment sa branche community management (responsables réseaux sociaux) a donc contacté le rédacteur en chef du magazine, Bruno Pennes. "Ils m'ont expliqué que c'était plus ou moins un système automatisé de protection de marque, et qu'il était utilisé parfois de manière un peu trop zélée. Surtout ils se sont excusés et ont fait remonter les retours à la marque. Ils nous ont aussi proposé des bonbons pour se faire pardonner donc ça s'arrêtera là évidemment", résume-t-il à @si. Chez @si on est plutôt fraises Tagada® que Dragibus ®, à bon entendeur...

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