"Je te vois" et "storytelling" (Les Echos)
Favilla revient sur l'histoire du faux immigré clandestin sénégalais qui a berné les médias et sur celle de ce "passant qui, assistant à un contrôle d'identité, avait lancé un ironique «Sarkozy, je te vois», qui lui valut d'être traduit devant un tribunal de police."
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Un passant, dont, selon Favilla, "la stratégie médiatique comportait quelques arrangements avec la vérité." "Lors de son interpellation, il se présente faussement comme RMIste (...) Il réitère ce mensonge lors de sa convocation au commissariat, alors qu'il a intégré, entre-temps, l'Education nationale. Il charge ensuite un avocat rompu aux relations avec les médias de donner à l'affaire le plus grand retentissement possible. Et pour finir, il lâche à la presse le détail qui tue: il est professeur de philosophie... Le tableau est complet: le sage persécuté par les sbires du pouvoir. Voilà comment une série de petites manipulations transforment une «bavure», certes regrettable, mais sans conséquence (l'homme a été évidemment relaxé), en une illustration du «délire sécuritaire» qui nous menace." |
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