Grève et "ivresse des caméras" (les Echos)
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Grève et "ivresse des caméras" (les Echos)

"« Face à l'avalanche de plans sociaux, les conflits médiatisés ne concernent qu'une faible minorité d'entreprises » tempère Alain Petitjean, directeur général du cabinet Sémaphores, cité par les Echos du jeudi 2 juillet 2009. "Pourtant, entre janvier et mai 2009, plus de 683 articles parus dans la presse quotidienne contenaient le mot « séquestration», selon l'agence de média en ligne Basta" ajoute le quotidien.

"« Face à l'avalanche de plans sociaux, les conflits médiatisés ne concernent qu'une faible minorité d'entreprises » tempère Alain Petitjean, directeur général du cabinet Sémaphores, cité par les Echos du jeudi 2 juillet 2009. "Pourtant, entre janvier et mai 2009, plus de 683 articles parus dans la presse quotidienne contenaient le mot « séquestration», selon l'agence de média en ligne Basta" ajoute le quotidien.

"Lutter contre les fermetures d’usines par médias interposés devient un instrument de défense des salariés. (...) Toutefois, le recours aux médias peut se révéler une arme à double tranchant. D’abord parce que les messages repris par les médias sont difficilement contrôlables."

"L’ivresse des caméras"

"L’impact est également psychologique. « Non seulement les conflits laissent une trace dans le patronat local, mais ils perturbent les salariés, qui peinent à faire leur deuil, analyse Alain Petitjean. Lorsque la bagarre a été dure, beaucoup ont perdu confiance et partent battus d’avance chez de futurs employeurs. Or, il est très difficile de trouver un emploi à quelqu’un qui n’est pas motivé. »"

"Amplifiés par les médias, les combats renforcent l’appartenance des licenciés à l’entreprise en péril. « Le traumatisme est d’autant plus durable que le combat a fait basculer les salariés du registre professionnel au registre émotionnel » , commente Brice Mallié, chez BPI."

"En outre, « certains peuvent être grisés par les caméras », raconte Gilles Nicoli. Mais les paillettes des médias sont éphémères. « Le temps du conflit, vous brillez, vous êtes sur le devant de la scène, vous incarnez une cause. Et puis, plus rien. Lorsque les projecteurs s’éteignent, vous retombez dans l’ombre, dans la solitude, l’isolement », raconte Maurad Rabhi."



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