Extrême droite et cyberharcèlement : les manquements d'un média lyonnais
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Extrême droite et cyberharcèlement : les manquements d'un média lyonnais

L'inspection du travail étrille l'absence de soutien du "Petit Bulletin" à sa journaliste Julie Hainaut

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En 2017 paraît dans le "Le Petit Bulletin" un court article critique de Julie Hainaut sur un bar dont les patrons vantent le colonialisme, puis un contre-article du rédacteur en chef. S'ensuivra un long déluge de menaces de néo-nazis. Or le "Petit Bulletin" a "manqué à toutes ses obligations légales" envers sa journaliste, selon l'inspection du travail. Retour sur l'une des premières affaires de cyberharcèlement de journaliste en France.

Pigiste pendant plusieurs années pour le magazine lyonnais Le Petit Bulletin, harcelée et menacée sur internet par des néo-nazis pour un reportage de 2017, la journaliste indépendante Julie Hainaut est soulagée. Non pas d'avoir pu faire condamner les harceleurs – condamné en première instance à six mois de prison avec sursis pour injures racistes et sexistes en 2019, l'un d'eux a été relaxé en 2020 – mais d'avoir enfin la confirmation des manquements multiples de son journal dans cette affaire, et de leur responsabilité indirecte dans la déferlante de haine qu'elle a subie. 

C'est "un cas de violence au travail particulièrement grave" pour l'inspection du travail, qui a conclu dans un rapport daté du 12 août der...

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