Energies polluantes : la campagne de désinvestissement prend de l'ampleur (Bastamag)
Brève

Energies polluantes : la campagne de désinvestissement prend de l'ampleur (Bastamag)

Le mouvement prend de l'ampleur.

Lancée par l'ONG 350.org, et amplement relayée par le Guardian, la campagne de désinvestissement dans les énergies fossiles porte ses fruits. De plus en plus d'investisseurs décident de retirer leurs financements de ce secteur polluant. Selon le rapport "DivestInvest", cité par Bastamag, ce sont près de 436 institutions, réparties dans 43 pays, qui participent à ce désengagement dans le secteur des énergies fossiles. Parmi eux, on trouve notamment un fonds souverain norvégien ou le fonds de pension des fonctionnaires californiens. Ces investisseurs "vertueux" pèsent aujourd'hui 2 600 milliards de dollars. Il y a un an, seules 181 institutions pesant "seulement" 50 milliards de dollars, s'étaient engagés à retirer leurs fonds des énergies fossiles pour les placer dans le secteur des énergies renouvelables. Si l'on connaît le poids économique de ces investisseurs, aucun chiffre sur le montant réel des désinvestissements effectués n'est donné.

En France, ce mouvement reste limité. Le conseil de Paris a par exemple émis le souhait, en mars 2015, que le fonds de dotation de la ville, en cours de création, n'ait pas "d'investissements dans des secteurs contribuant au changement climatique", c'est-à-dire le secteur des énergies fossiles responsables des émissions de gaz à effet de serre et du dérèglement climatique.

L'heure n'est donc plus au gaz et au pétrole. Sans doute est-ce lié au fait que le secteur... est moins porteur économiquement. Sur RTL, le chroniqueur économique, François Lenglet, explique que la chute du cours du pétrole a fait une victime collatérale : les gaz de schiste. Au Texas, les puits ne sont plus rentables en raison du coût, particulièrement élevé, d'extraction de ce gaz. "Par rapport au pic d'octobre 2014, quand la bulle du schiste était la plus gonflée, on a donc fermé 40% des puits aux États-Unis", note Lenglet. Avec des conséquences directes sur l'emploi : "depuis le début de cette année, près de 20 000 emplois disparaissent chaque mois dans le secteur de l'énergie au Texas ou dans le Dakota du Nord", explique encore le chroniqueur éco.

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