Dounia Bouzar : une "Mme Déradicalisation" très médiatique, mais au bilan incertain
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Dounia Bouzar : une "Mme Déradicalisation" très médiatique, mais au bilan incertain

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En moins de deux ans, l'anthropologue et ex-éducatrice Dounia Bouzar est devenue pour les médias le visage de la "déradicalisation". La consécration d'un travail de longue haleine auprès de jeunes tentés par le djihad, régulièrement salué par le ministère de l'Intérieur qui subventionne son association, le Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI). Mais cette consécration médiatique et politique fait oublier que Dounia Bouzar se fend parfois de sorties à l'emporte-pièce, distille des chiffres aux sources incertaines, et surtout, que l'on sait peu de choses de son bilan réel.

Les surnoms que lui ont donné les médias sont flatteurs : "Madame Désembrigadement" (Paris Match), "La Désendoctrineuse" (Le Supplément de Canal+) et même "The «Madame Deradicalisation» of France" sous la plume du New York Times. Autant d'expressions au féminin singulier qui témoignent d'un fait : Dounia Bouzar est devenue le visage médiatique de la prévention contre le djihadisme et la radicalisation religieuse liée à l'islam en France.

De plateau de télévision en matinale radiophonique, elle livre ses analyses sur les jeunes séduits par l'idéologie djihadiste, et explique le travail de "désembrigadement" qu'ell...

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