Divorce entre professionnels et public d'un festival, sur des photos de décapitations
enquête

Divorce entre professionnels et public d'un festival, sur des photos de décapitations

"Le photographe nous met sur les genoux du bourreau"

Réservé à nos abonné.e.s
Jusqu'où photographier la violence? Le choix du public du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre s'est porté le 12 octobre sur une série de photos consacrées à des exécutions perpétrées en Syrie en 2013. Un choix très critiqué par une grande partie du jury de professionnels, pour qui ces photos sont trop sanglantes, et s'apparentent à de la propagande plus que de l'information.

Les photos sont glaçantes. Quatre soldats de l’armée régulière syrienne sont décapités par des djihadistes de l’organisation de l’État islamique (EI) lors d’une exécution publique, en 2013, près d'Alep en Syrie. La plupart des médias ont refusé de publier cette série de photos prises par le photographe turc Emin Ozmen, les jugeant trop sanglantes. Sabah, le journal pour lequel travaille le journaliste, a lui-même refusé de les publier. Les photos ont finalement été vendues par l'agence Sipa press aux magazines "Time" et "Paris Match".

Le magazine français les avait publiées - mais une partie se...

Il vous reste 95% de cet article à lire

Cet article est réservé aux abonné.e.s
Rejoignez-les pour une information sur
les médias indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Partager cet article Commenter

Lire aussi

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.