"Discours de vérité" du FN : Biraben ne regrette rien
Brève

"Discours de vérité" du FN : Biraben ne regrette rien

Après la polémique, les explications. L'animatrice du Grand Journal, Maïtena Biraben, est revenue vendredi 26 septembre sur ses propos tenus la veille sur le FN et son "discours de vérité". Elle ne regrette rien, assure qu'elle parlait de "la forme, et pas du fond" et encourage ses confrères à "se détendre".

"Bon, on en parle ?". Hier soir, sur le plateau du Grand Journal, Biraben n'a pas tardé à mettre le sujet sur la table. La veille, face à l'avocat Eric Dupont-Moretti, l'animatrice avait estimé que "les propos de la vérité sont souvenus tenus par le FN aujourd'hui, rarement par le PS, très rarement par les partis classique". Avant de répéter, quelques secondes plus tard : "les Français se reconnaissent dans le discours de vérité tenu par le FN". Après l'émission, la polémique avait commencé à gonfler, entraînant la publication de pas moins de 150 articles de presse sur le sujet. Bruno Roger-Petit, chroniqueur médias, estimait que ces propos étaient "insupportables" et que "la politique ne peut plus être un objet de divertissement à la télévision". Johan Hufnagel, numéro 1 bis de la rédaction de Libération, prenait lui la défense de l'animatrice qui a déclaré, lors de la même émission, que le FN était "le premier parti de France". "Le visage de l’animatrice quand elle prononce «premier parti de France» me fait penser qu’elle n’est pas dupe et qu'elle ajoute des guillemets avec les yeux", écrivait Hufnagel dans un billet publié sur le site de Libé.

Plusieurs cadres du FN avaient aussi réagi à ses propos sur Twitter :



"n'hésitez pas à être un tout petit peu détendus quand même"

Mais pour la journaliste, aucune controverse à l'horizon. Il était simplement question "de la forme, pas du fond". "Hier soir, je recevais ici-même Eric Dupont-Moretti et, dans mon interview, j'ai utilisé à propos du Front National l'expression « discours de vérité », il était question de la forme, pas du fond, et d'ailleurs ça a été sans ambiguité pour Eric Dupont-Moretti qui en a témoigné ce matin, je l'en remercie. J'aurais pu dire « un discours cash », « un discours anti langue de bois », c'était évidemment le propos de l'émission, j'ai dit « un discours de vérité ». Alors, pour éviter tout nouveau raccourci, je vous renvoie au replay sur Canalplus.fr". C'est pourtant ce que la plupart des médias avaient passé la journée de vendredi à faire... L'animatrice en a d'ailleurs profité pour remercier, non sans ironie, ses confrères : "Je remercie beaucoup mes confrères. Merci à vous de suivre avec autant d'attention notre émission, et donc mes interviews. Surtout, surtout, continuez mais s'il vous plaît, n'hésitez pas à être un tout petit peu détendus quand même".

(0'46 - 1'34)

Malgré les aveux, rien n'y fait, les audiences de l'émission sont toujours aussi catastrophiques : hier soir, Le Grand Journal est descendu sous la barre des 500 000 télespectateurs (457 000) pour la première fois de son histoire.

L'occasion de relire la chronique de notre matinaute : "Bolloré : et maintenant, Maïtena Biraben...".

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