Climat : une tribune prend la défense de Verdier (Libé.fr)
Brève

Climat : une tribune prend la défense de Verdier (Libé.fr)

Philippe Verdier a trouvé un soutien.

En procédure de licenciement en raison de la publication d'un livre dans lequel il reprend des thèses climato-sceptiques, le chef du service météo de France 2, Philippe Verdier, peut compter sur le soutien de... Libération. Du moins, c'est ce que pouvait croire l'abonné au fil Twitter de Libé :

"Philippe Verdier, réfugié climatique débarqué du service public ?" Dans une lettre ouverte hébergée chez Liberation.fr, un blogueur, Philippe Pelletier, prend la défense du présentateur météo. "Philippe Verdier dit tout haut ce que la «communauté scientifique» sait pertinemment", écrit-il. Philippe Pelletier, géographe, directeur scientifique du festival de géographie de Saint-Dié-des-Vosges, a déjà publié des tribunes pour le quotidien.

Le géographe publie également des billets dans Le Monde libertaire. L'une de ses thèses de prédilection : l'écologie est une nouvelle religion, aux ressorts totalitaires. Dans cet article, il compare ainsi les décroissants à des "prédicateurs" et qualifie le (désormais ex-)président du GIEC Rajendra Kumar Pachauri "d'escroc". Dans cet autre article, l'écologie politique est décrite en "véritable foi dogmatique" : le géographe ne conteste pas "la dégradation des milieux, l'enjeu des ressources et l'importance d'une mésologie sociale", mais tient à marquer ses distances avec ceux qui "campe[nt] sur des certitudes" et "se réfugie[nt] dans des démarches sectaires".

Un "bug" facétieux

Détail étonnant, le billet de Pelletier, publié sur son blog hébergé par Libération, "La Lettre d'Orion", avait été dans un premier temps mis en ligne sur un autre blog : celui de l'éditeur Raphaël Sorin. Contacté par @si, le journaliste en charge des blogs hébergés par Libération Philippe Douroux plaide l'erreur technique : "Nous avons un bug sur la plateforme des blogs de Libé lié au numéro des blogs. Je rentre moi-même les billets de Philippe Pelletier qui m'envoie ses contributions par mail et je me suis trompé en attribuant le numéro du blog de Sorin au billet de Pelletier. Mea culpa donc." Si "bug" il y a eu, il est particulièrement facétieux : Sorin n'est autre que le directeur littéraire... de Ring, l'éditeur du livre de Philippe Verdier. On n'est jamais mieux défendu que par les siens ? Douroux assure que l'éditeur n'a été impliqué ni de près, ni de loin dans la publication de ce billet.

La tribune à son emplacement actuel : sur le blog de Philippe Pelletier lui-même

 

Et là où elle a été initialement publiée : sur le blog de Raphaël Sorin (à cette adresse)

L'occasion de relire notre enquête sur le cas Verdier, et de visionner notre émission de la semaine, sur notre incapacité à nous saisir de l'urgence climatique : "« L'ours blanc nous touche tous. Mais il ne faut pas s'arrêter là »"

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