Cassez : réactions contrastées de la presse mexicaine
Les titres de la presse mexicaine sont contrastés, et certains évoquent des réactions négatives. Un quotidien souligne que libération ne signifie pas innocence, tandis que d'autres se risquent à prendre parti : l'un souligne l'indignation des victimes, tandis qu'un autre souhaite "Bon voyage" (en français) à Cassez.
"Libre sans être innocentée" remarque La Razon. Tandis que El Sol de Irapuato titre sur l'indignation des victimes face à la libération de Cassez.
On remarque le gilet pare-balles dont a été revêtue Cassez à sa sortie de prison, et la photo de sa mère en bas de la Une de La Prensa.
L'Expresso cite Roberto Gil, président de la commission judiciaire du Sénat "C'est un jour triste, pas à cause de la décision des juges, mais parce que des victimes sont privées de justice" tandis que le Partido Acción Nacional (PAN, centre droit) dénonce la décision des juges "qui n'ont pas entendu la voix des victimes" d'un gang dont Cassez faisait, à ses yeux, partie qui a enlevé une dizaine de personnes et tué l'une d'entre elles. Lire le communiqué du PAN ici.
"La libération de Cassez indigne le pays" pour Tabasco qui estime que 3 juges sur 5 ont voté pour la libération de la Française parce que son arrestation avait fait l'objet d'un montage à la télévision (à nouveau reconnu cette semaine par la plus grande chaîne mexicaine)
La presse régionale évoque aussi la nouvelle comme El Heraldo publié dans la province du Chiapas. El Occidental souhaite "Bon voyage" à Cassez avec une petite photo d'un avion Air France et une citation du président mexicain qui se dit "absolument respectueux de la décision de la Cour"
Pour Imagen, la justice mexicaine est ridiculisée. Milenio note que Olga Sanchez, l'une des juges a expliqué que la libération de Cassez, ne signifiait pas que la porte allait s'ouvrir pour d'autres condamnés, avant de signaler que Cassez est partie sur un vol en Première classe avec son père en direction de la France. "La détenue devient une héroïne" titre l'éditorial.
Lire aussi la chronique de Daniel Schneidermann, Florence Cassez, entre deux presses
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