Bygmalion : Carolis mis en examen (Le Point)
Brève

Bygmalion : Carolis mis en examen (Le Point)

Patrick de Carolis, ancien PDG de France Télévisions mis en examen pour "favoritisme" selon Le Point. C'est le syndicat SNPA-CGC qui aurait porté plainte pour des contrats passés avec la société Bygmalion dont Sébastien Millot, ancien numéro 3 de France Télévisions, est l'un des fondateurs,

On reparle de la société Bygmalion. Cette fois c'est l'ancien PDG de France Télévisions (2005-2010), Patrick de Carolis qui est mis en examen par le juge Renaud Van Ruymbeke pour favoritisme à cause de contrats passés avec cette société, animée par l'un de ses collaborateurs de France Télévisions qui était alors en congé sabbatique.

En 2006, Millot, alors en congé pour création d'entreprise, touche via Bygmalion 430 000 d'euros de son ancien employeur. Il se retrouve mis en examen pour "recel de favoritisme".

Fondée en 2008 par deux proches de Jean-François Copé, Bastien Millot et Guy Alvès, Bygmalion est déjà accusée d'avoir surfacturé les meetings de Sarkozy pendant sa campagne.

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Le Point cite Millot qui conteste ces acusations et explique que "le délit de favoritisme n'a pas d'application au sein de l'entreprise France Télévisons".

Sur son blog, la CGC, plaignant dans cette affaire, met en cause Pflimlin , actuel PDG de France Télévisions et ajoute "les contrats passés avec Bygmalion dont Millot était codirigeant se sont poursuivis sous Pflimlin qui les a reconduits, laissant à Martin Ajadari mais aussi Yves Rolland les deux secrétaires généraux du groupe, les formalités de "signature" sans mise en concurrence. Yves Rolland est certes déjà parti quoi qu'il ait toujours un bureau et un secrétariat semble-t-il ...mais Pflimlin et Ajdari sont toujours là."

Sur le détail des contrats signés, lire notre enquête Au coeur de "l'affaire Copé", qui est Bastien Millot?


Mise à jour 18h15

Dans un communiqué De Carolis explique : "Mon avocat Maître Michel Beaussier dépose dès aujourd'hui une demande de démise en examen" et ajoute qu'à "aucun moment je n'ai donné d'ordre contraire aux règles de passationdes marchés publics.Pendant les 5 années de ma présidence, je n'ai œuvré que dans le seulintérêt de France Télévisions, de son actionnaire (l'Etat) et destéléspectateurs."
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