Lors de la séance de question au gouvernement, à l'Assemblée nationale, mardi 15 septembre dans l'après-midi Brice Hortefeux a levé le ton, au milieu du brouhaha, pour répondre à une question virulente de la député socialiste Sandrine Mazetier qui le mettait en cause.
La députée s'adresse au Premier ministre et le cite à propos l'entrée de De Villiers dans la majorité. Fillon dit-elle; avait déclaré que "tous les républicains y avaient leur place".
"Depuis malheureusement vos ministres ont fait assaut de beauferie et de poujadisme", ajout-t-elle, citant le "geste obscène" et les "échanges douteux" d'Hortefeux. Elle termine au milieu des cris.
Le Premier ministre ne bouge pas, c'est Brice Hortefeux qui se lève.
Il salue d'abord les socialistes qui se sont exprimés "avec pondération" et "sens des responsabilités", puis le ton monte, dans un hémicycle plein de cris.
... avec une allusion au socialiste Georges Frêche, puis aux fraudes dans l'élection d'Aubry à la tête du PS 
"J'ai exprimé mes regrets pour une polémique que j'estime toute à la fois
violente, injuste, et inutile. (...) Où sont les regrets de celui qui a traité
les harkis de sous-hommes ? Où sont les explications d'une fraude
massive dans une formation poltique que vous connaissez bien ? La
fraude n'est-ce pas le contraire de l'éthique ? (...) L'éthique ce
n'est pas le combat ad hominem, ce n'est pas le lynchage médiatique, ce
n'est pas la vindicte personnelle."
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