Arnaquer les journalistes pigistes, mode(s) d'emploi
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Arnaquer les journalistes pigistes, mode(s) d'emploi

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Entourloupes aux congés payés, refus de payer en salaire, articles jamais rémunérés... Maillons indispensables au fonctionnement des journaux, télés et radios, les journalistes rémunérés à la pige - c'est-à-dire à l'article, au reportage - sont de plus en plus victimes de rédactions qui ne respectent pas leurs droits. Plongez dans le quotidien (souvent usant) de celles et ceux qui font les médias que vous lisez, écoutez et regardez.

Carrie Bradshaw doit-elle attendre trois mois avant d'être rémunérée par les rédactions pour lesquelles elle travaille ? Probablement pas, si l'on en juge par le nombre de paires de chaussure de luxe que l'héroïne de la série Sex and the City, pigiste de son état (elle chronique notamment pour le New York Post et pour Vogue, si l'on en croit les scénaristes) réussit à s'offrir.

Pourtant, attendre des mois d'être rémunéré.e pour son travail, voir son salaire raboté par des tours de passe-passe comptables, voire ne pas être payé.e du tout, c'est bien le quotidien d'un nombre croissant de journalistes français rémunérés à la pige. Ce non-respect des droits des pigistes fait partie des éléments qui ont conduit la Société civile des auteurs multimédia (la SCAM) à alerter, en mars 2019, sur l'"extrême détérioration des conditions d’exercice du métier" de journaliste en France.

"La presse va très mal, alors les pigistes sont ceux sur qui on tape en premier, parce qu'ils sont moins au courant de leurs droits et plus isolés, et donc peuvent moins se défendre", analyse l'un des membres du conseil d'administration de Profession : Pigiste (la seule association de pigistes en France) Emmanuel Guillemain d'Echon. Pour le journaliste, à la pige depuis 14 ans et "heureux de l'être", les attaques sur leurs droits sont le premier signal d'une dégradation plus générale des conditions de travail dans la profession : "C'est un peu le canari dans la mine de charbon : on respire le grisou avant tout le monde, mais ça va exploser".

Une armée invisible

OK, mais la pige, c'est quoi ? Souvent associé à l'image négative du journaliste qui galère en attendant de trouver un emploi fixe dans une rédaction, le terme désigne en fait simplement, à l'origine, un mode de rémunération. Les pigistes sont des journalistes professionnels bénéficiant en théorie des mêmes droits (congés payés, congés maladie et maternité, 13e mois...) que leurs collègues rattachés à une rédaction, à la différence près que leur salaire est versé à la pige, c'est-à-dire en fonction de leur volume de travail.

Ce mode de rémunération n'est pas réservé aux chroniqueurs et/ou aux journalistes mode comme l'héroïne de Sex and the City ; on retrouve des journalistes payés à la pige dans toutes les rubriques des journaux, des reporters (particulièrement en zone de conflit) aux journalistes spécialisés dans l'enquête (Mediapart et Le Canard enchaîné ont eux aussi leurs pigistes). Et contrairement à quelques préjugés qui ont la vie dure, y compris dans la profession, elle n'est pas synonyme de journalisme au rabais : plusieurs pigistes ont remporté le prestigieux prix Albert-Londres ces dernières années, comme Samuel Forey en 2017, ou Jean-Baptiste Malet en 2018. La pige permet-elle de vivre ? Oui dans beaucoup de cas, mais pas avec grand faste. Le salaire médian des pigistes était en 2017 de 2000 euros brut (contre 3591 euros pour les journalistes dits "en pied", les permanents d'un média) tous médias confondus, et de 1872 euros pour les pigistes de presse écrite (contre 3403 euros pour leurs collègues "en pied"). Attention, ces données ne concernent que les journalistes titulaires de la carte de presse soit, en principe, ceux qui gagnent le mieux leur vie (il faut un plancher minimum de revenus pour prétendre à la carte).

Combien sont-ils ? En 2014, dans l'une des rares tentatives pour déterminer leur nombre (pdf), la sociologue Cégolène Frisque estimait que 10 000 des 48 500 journalistes recensés par l'INSEE étaient des pigistes. Démontant l'image d'une profession où l'absence de contrat fixe serait le fait d'une poignée de débutants ou de réfractaires, elle relevait que 38% des journalistes en France étaient "instables" (pigistes, en CDD, demandeurs d'emploi et correspondants locaux). Des chiffres qui ont certainement augmenté depuis 2014, si l'on en juge par les tendances des relevés annuels de la Commission de la carte d'identité des journalistes professionnels (CCIJP). Bref, une armée invisible.

vendre un article : la théorie

Concrètement, la dizaine de milliers de pigistes qui travaillent en France sont payés à l'article - ou au sujet télévisé ou radio, mais notre enquête portera surtout sur la pige en presse écrite. Pour fixer leur rémunération, journalistes et médias qui les emploient se mettent d'accord sur un tarif au feuillet (un feuillet équivaut à 1500 signes ; il est payé en moyenne 68 euros selon l'étude réalisée par la Scam) ou sur un forfait (par exemple 150 euros l'article, quelle que soit la longueur).

Si Carrie Bradshaw voulait devenir chroniqueuse pour un journal français, son premier échange ressemblerait probablement à cela :
- Cher rédacteur en chef, je suis pigiste et je vous propose un article sur les conditions de travail des ouvriers des usines de fabrication d'escarpins de luxe en Italie, êtes-vous intéressé ?
- Chère Carrie, avec plaisir, nous vous prenons 8 000 signes, à rendre avant la fin août afin que nous le publiions dans notre numéro de rentrée.
- Entendu. Quels sont vos tarifs ?
- 60 euros le feuillet.
- Je souhaiterais monter à 70 euros car ce sujet n'a jamais été traité dans la presse française, et qu'il nécessite beaucoup de travail.
- C'est d'accord !

Dans un monde idéal normal, Carrie toucherait donc 371 euros bruts pour son article (8000 signes équivalent à 5,3 feuillets, multipliés donc par 70), et recevrait un bulletin de salaire comprenant ces 371 euros auxquels viendraient s'ajouter, conformément à la loi, les congés payés, la participation aux résultats, l'intéressement, la prime d'ancienneté et (au cas où elle aurait collaboré à plusieurs reprises avec ce média) une part de treizième mois. Pourtant, cela ne se produit que rarement.

vendre un article : la vraie vie

Dans la vraie vie, Carrie risquerait fort de recevoir, en guise de réponse de son rédacteur en chef, celles-ci :
- Ce sera rémunéré en facture, il vous faut le statut d'auto-entrepreneur.
Ou bien :
- Ce sera rémunéré en droits d'auteur.

Être payé en salaire est pourtant obligatoire pour les journalistes professionnels - qui, sinon, ne cotisent à rien du tout (congés maladie, congé maternité, retraite...) Mais le message a manifestement du mal à arriver jusqu'aux employeurs. Un tour sur le site de Paye ta pige, alimenté par des pigistes eux-mêmes (ils indiquent combien et comment ils ont été payés par les rédactions), permet de constater que les factures et droits d'auteurs sont pléthore : Konbini (facture), Rue89 (facture), Technikart (facture), le site d'Eurosport (facture), Slate (droits d'auteur - la rédaction de Slate nous précise qu'elle "laisse le choix" à ses collaborateurs d'être payés en droits d'auteurs ou en salaire), L'Humanité dimanche (droits d'auteur), Le Courrier des Balkans (droits d'auteur)... Même la réputée revue XXI paie en droits d'auteurs - mais à un tarif beaucoup plus élevé que la plupart des rédactions françaises : 160 euros bruts le feuillet pour des articles oscillant entre 13,3 et 30 feuillets. Autant de modes de rémunération qui, s'ils sont avérés, constituent des fraudes à l'URSSAF, rappelle la CFDT.

"Il y a une vraie offensive, depuis 5-10 ans, sur le statut de salarié du pigiste", commente Guillemain d'Echon. "Il y a quelques années, cela passait par les tentatives de payer en droits d'auteur. Depuis 2008, date de sa création, c'est le statut d'autoentrepreneur qui a beaucoup été utilisé contre les pigistes." Le Syndicat national des journalistes s'en inquiétait dès 2010. La situation ne s'est pas améliorée depuis.

tours de passe-passe comptable

Même si Carrie parvenait à se faire payer en salaire, encore faudrait-il que le média qui l'emploie pratique des tarifs décents. Il existe bien des barèmes minimum fixés par des négociations collectives, mais ils ne concernent pas toutes les formes de presse. La presse quotidienne régionale et la presse en ligne, entre autres, n'en ont pas. Cette absence de salaire minimum ouvre la porte à des propositions qui ressemblent parfois furieusement à du travail gratuit.

Ainsi de ces "15 euros le feuillet" proposés par le site Le Courrier d'Europe centrale à ses collaborateurs (rappel : le barème minimum le plus bas existant en presse écrite, celui de la presse spécialisée tirant à moins de 5000 exemplaires, est de 43,20 € euros le feuillet). Aux pigistes qui croient avoir mal lu, le site s'excuse en arguant qu'il est un "jeune média aux moyens limités". Ainsi également de ces "35 euros le feuillet" proposés par le magazine musical Tsugi (appartenant au groupe So Press, dont le fondateur se targue pourtant de bien traiter ses pigistes) et assortis de cette précision étonnante : "En raison d’un délai de paiement élevé de nos fournisseurs, nous payons les piges en juin en décembre". Vous avez bossé en janvier ? Vous n'aurez qu'à attendre cinq mois.

Ces deux médias (dont ASI a pu vérifier les tarifs en consultant des échanges de mail ou des fiches de paie) ne sont bien entendu pas les seuls : Paye ta pige livre de nombreux autres exemples de prix au feuillet bradés. Cela n'est pas sans conséquence sur la qualité de l'information délivrée. "Quand on fait remarquer que les tarifs sont faibles, on nous répond : 'Fais quelque chose de moins fouillé, qui te prendra moins de temps'. Du coup, on en est réduit à faire moins bien que ce qu'on pourrait faire, juste pour être payé à peu près décemment", explique un pigiste.

Quand bien même notre Carrie Bradshaw imaginaire aurait réussi à négocier d'être payée en salaire, et à un tarif à peu près correct au regard du travail demandé, elle ne serait pas au bout des embûches possibles. Prochaine étape : vérifier sur la fiche de paie qu'elle n'est pas victime d'une entourloupe comptable. Car les pigistes ont régulièrement la (mauvaise) surprise de trouver sur leur bulletin de salaire une somme plus faible qu'attendue. L'astuce ? Alors que le tarif au feuillet doit être annoncé brut, hors treizième mois, congés payés et éventuelle prime d'ancienneté, certaines rédactions décident unilatéralement que ces sommes sont incluses dans le tarif au feuillet.

Exemple concret avec une pigiste ayant collaboré au site consacré aux industries de la santé MindHealth (mais les exemples sont légion). Les "80 euros le feuillet" négociés en amont de l'article sont "tout compris", lui indique la rédactrice en chef. Une formulation allusive qui signifie que sur sa fiche de paie, ces 80 euros deviendront... 67 euros bruts le feuillet, plus 13 euros de 13e mois et de congés payés. Lorsqu'elle rappelle à son interlocutrice, textes à l'appui, que cette pratique est contraire à la convention collective des journalistes, cette dernière lui répond : "Si cette rémunération ne convient pas, merci de me le dire afin que je commande l’article à un autre pigiste."

Autre petit jeu comptable qui rencontre un grand succès chez les patrons d'entreprises de presse : économiser sur les cotisations sociales en appliquant d'office l'abattement de 30% sur les cotisations sociales, salariales et patronales. Les journalistes ont pourtant le droit de le refuser, et les patrons sont tenus de leur demander chaque année s'ils veulent le faire ou non. Mais à de rares exceptions près, le patron choisit à la place de son pigiste. Anecdotique ? Non : "Avec cet abattement, les journalistes ont l'impression de gagner plus sur le moment, mais en réalité ils cotisent sur une assiette beaucoup plus faible". Ce qui peut avoir, pour les petits revenus, des conséquences désastreuses, comme des congés maternité non octroyés faute d'avoir suffisamment cotisé.

Tarif au feuillet : Les précisions du "courrier d'Europe centrale"

Suite à la publication de cet article, le rédacteur en chef et le directeur de la publication du Courrier d'Europe centrale (dont nous expliquions qu'il rémunérait ses pigistes 15 euros le feuillet), tiennent à apporter les précisions suivantes : "Nous sommes effectivement en phase de construction d'un média sans le moindre investisseur ni sans la moindre subvention publique, avec pour uniques revenus les abonnements de nos lecteurs. Nous travaillons principalement bénévolement, nous sommes également pigistes précaires, nous nous tuons à la tâche et nous reversons la quasi intégralité des revenus des abonnements à nos correspondants." Ils ajoutent qu'ils sont à l'origine d'un collectif de médias francophones à l'étranger "créé notamment dans le but de faire progresser nos modèles économiques et de sortir les pigistes à l’étranger de l’ornière." 

Articles jamais payés

La liste vous paraît longue et fastidieuse ? Imaginez qu'elle incarne autant de petits combats à mener par les pigistes, à chaque article commandé. Dernière entourloupe fréquente : des articles qui ne sont tout simplement... pas payés. Outre les cas particuliers de médias en faillite, radiés, ou en cours de reprise (ce fut par exemple le cas de la revue de photo 6 mois, de la revue Sang Froid qui a mis un an à payer certaines pigistes, ou de l'éphémère magazine GreenUp, dont les pigistes ont dû aller collectivement aux prud'hommes pour finir par être payés plus de deux ans après la publication de leur travail), le problème se présente fréquemment en cas d'articles qui ont bien été commandés mais pas publiés. L'article L7113-2 du Code du Travail est pourtant clair : "Tout travail commandé ou accepté par une entreprise de journal ou périodique et non publié doit être payé" (puisqu'il a représenté du temps de travail).

De nombreuses rédactions font semblant de l'oublier. ASI a pu consulter des échanges de mails dans lesquels des pigistes travaillant pour Slate ou Libération ont dû batailler durant des mois pour que leur employeur se conforme à la loi. Quant à la rédaction de Vice, elle va droit au but : elle demande carrément à ses pigistes de signer un contrat prévoyant qu'en cas de "refus de parution" d'un article décidé par les rédacteurs en chef, le journaliste "percevra 50% de la rémunération prévue lors de la commande". Le Code du tra-quoi ?

coups tordus

La liste des coups tordus, pas toujours illégaux mais qui usent des centaines de pigistes, serait encore longue : "oublis" de paie dus à des bugs de comptabilité (curieusement fréquents chez les entreprises de presse); frais non remboursés ou au prix de longues batailles ; journaux qui ne s'enregistrent pas comme sociétés de presse et se dispensent ainsi d'appliquer les conventions collectives ; abus de l'intermittence et des CDD ; situation catastrophique des correspondants à l'étranger pour qui France Médias Monde (le groupe qui réunit l'audiovisuel extérieur de la France : RFI, France 24 et la station arabophone Monte Carlo Doualiya) a décidé unilatéralement de cesser de cotiser ; prise de risque des pigistes en zone de conflit à qui les rédactions disent "vas-y d'abord, et on verra à ton retour si on te prend un article" (vécu personnel de l'auteure de ces lignes); sans même parler du combat quotidien pour obtenir de ses employeurs les attestations destinées à Pole emploi.

Les pigistes ne jettent pas la pierre à tous leurs rédacteurs en chef pour autant. "Dans le cas de Vice, nous raconte un pigiste qui travaille régulièrement avec cette rédaction, l'organisation interne de la rédaction fait que les deux co-rédacteurs en chef ont des tonnes de pigistes à gérer et sont complètement débordés. Je ne pense pas qu'ils soient de mauvaise volonté, j'y vois plutôt un choix d'entreprise de ne mettre aucun moyen dans la gestion des pigistes". De fait, les rédacteurs en chef sont aussi sous le coup  du contexte économique. "Les pigistes subissent à la fois les rachats d'entreprises de presse par des groupes qui ont des méthodes de cost-killing, et l'arrivée de nouveaux acteurs qui sont un peu des 'médias start-up' recourant massivement à l'auto-entrepreunariat", analyse Sophie Eustache, pigiste syndiquée au SNJ-CGT et auteure d'un article dans le Monde Diplomatique sur les conséquences de la crise de la presse en France.

La faute à la "crise de la presse" ?

De nombreuses rédactions justifient leurs pratiques par une situation économique difficile. Le chiffre d'affaires des groupes de presse en France est effectivement en baisse depuis une quinzaine d'années - situation synthétisée par cette infographie de France Inter :

Sauf que dans la plupart des autres secteurs d'activité, la réponse logique à de gros problèmes financiers ne serait probablement pas d'arnaquer les salariés mais plutôt de mettre la clé sous la porte ou de chercher de nouveaux modèles permettant de conjuguer respect de leurs droits et intérêt de l'entreprise. "Cette excuse est ressortie à toutes les sauces depuis des décennies. Si vous n'avez pas les moyens de payer décemment, ceux qui produisent votre média, alors peut-être vaut-il mieux arrêter ?" commente Guillemain d'Echon, de Profession : pigiste.

"Est-ce que les gens qui invoquent cette crise en subissent eux-mêmes les conséquences ?, ajoute le pigiste. Leur salaire baisse-t-il ? Est-ce qu'ils sous-paient leur développeur web ? Loupent des paiements du loyer de leur bureau ? Les factures d'électricité et de téléphone ?" Probablement pas. Si certains médias estiment qu'ils ont le droit de faire des économies sur le dos des pigistes, c'est bien que ces derniers continuent d'être considérés comme des salariés qui ne se plaindront pas - et de fait, plusieurs d'entre eux ont confié à ASI "préférer la fermer pour ne pas perdre un employeur".

Se compter pour mieux s'organiser

Face à ces offensives, plusieurs initiatives ont été lancées récemment par des journalistes pigistes pour informer les lecteurs, auditeurs et téléspectateurs de leurs conditions de travail, et mettre la pression aux rédactions. Une tribune "appelant les entreprises de presse à respecter la loi", publiée dans Libération, a été signée par plus de 600 pigistes ; un collectif dénommé "Ras la plume" s'est constitué (il rassemble et diffuse des témoignages souvent édifiants) ; et le site "Paie ta pige" a été lancé par la journaliste Nora Bouazzouni afin de rendre publics les tarifs pratiqués par les rédactions.

Mais il reste encore beaucoup à faire, y compris auprès des pigistes eux-mêmes. "Beaucoup de pigistes ne connaissent pas leurs droits, et leur poids. Si demain tous les pigistes posaient leur stylo ou leur caméra, il n'y aurait pas une émission, pas un journal qui pourrait sortir", insiste Guillemain d'Echon. Il rappelle en souriant que les revalorisations des piges intervenues récemment au groupe Le Monde (document pdf) sont en partie la conséquence d'une erreur des services administratifs, qui ont envoyé un mail à tous les pigistes du groupe... sans mettre leurs adresses en "copie cachée". Permettant à ces derniers de se connaître, de communiquer et donc... de s'organiser.

* l'auteure de cet article est elle-même journaliste rémunérée à la pige (actuellement en CDD de quatre mois chez ASI), et signataire de la tribune parue dans Libération.

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