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Derrière les barrières : au procès de six journalistes jugés à Istanbul

"On n'avait encore jamais vu une salle entière fondre en larmes"

Six journalistes étaient jugés à Istanbul mardi 24 octobre. Trois d’entre eux étaient en prison depuis dix mois. A l’issue du verdict, la salle d’audience est restée étonnamment silencieuse. Au lieu de protester, tout le monde s’est mis à pleurer. Récit, de l'autre côté des barrières.



Ils ont eu beau passer des heures à supplier, à s’énerver, à brandir leur cartes de presse ou à se tordre le cou, impossible de rentrer. Mardi, alors que six journalistes sont jugés à Istanbul, la plupart de leurs confrères n’ont pas pu assister au procès. "J’ai juste pu rentrer cinq minutes". Certains ont profité du chaos ambiant pour se faufiler. Une autre s’excuse de sa colère matinale : "Mon ami, Tunca, est à l’intérieur. Je ne l’ai pas vu depuis dix mois. J’étais furieuse de ne pas pouvoir rentrer". Alors, ces reporters non-grata ont passé la journée, avec des barrières métalliques et un couloir pour seul point de vue.

Les journalistes, derrière les barrières metalliques

Ce mardi, six de leurs confrères, Tunca Ögreten, Mahir Kanaat, Ömer Çelik, Derya Okatan, Metin Yoksu et Eray Sargin, qui travaillaient pour plusieurs médias d’opposition, répondaient de leurs articles sur les mails piratés de Berat Albayrak, actuel ministre de l’Energie du gouvernement, et gendre du chef de l'Etat, Reycep Tayip Erdogan. Ces correspondances, piratées par le groupe d’extrême gauche RedHack, mettent en évidence des possibles liens du clan Erdogan dans un trafic de pétrole avec l’Irak, ou sa volonté de museler la presse et les réseaux sociaux (on vous en parlait ici). Tous les mails avaient déjà été publiés par Wikileaks. Mais, pour avoir traité le sujet, les six journalistes sont accusés d’appartenir à une organisation terroriste. Trois d’entre eux sont en prison depuis dix mois.

"La...

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Commentaires d'utilité publique

Derrière les barrières : au procès de six journalistes jugés à Istanbul

Merci mille fois On ne commente pas les larmes aussi voici les mots du poète turc Nazim Hikmet "Ils sont les ennemis ...

Par DétecteurdeVérité
le 25/10/2017
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