Emission d'@si sur le Tibet - mars 2008
un an après du par

Sur le papier, le Tibet est ouvert aux journalistes étrangers

Mais sur le terrain, rien n'a changé

Il y a un an ...Le Tibet était en proie à de violentes émeutes, réprimées par les forces de l'ordre chinoises. @si s'interrogeait : comment couvrir médiatiquement cette région du monde, très difficile d'accès aux journalistes?Théoriquement, les choses ont évolué depuis: à l'occasion des Jeux Olympiques, Pékin a annoncé que le travail des médias étrangers serait facilité, y compris dans certaines régions tibétaines.Mais les émeutes de 2008 continuent manifestement d'être un sujet gênant pour les autorités chinoises. Et les interpellations et expulsions de journalistes, qui se multiplient depuis début mars, semblent indiquer que le pouvoir chinois n'a pas l'intention de laisser totalement libres de leurs gestes les reporters étrangers.

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Qu'avez-vous retenu des Jeux Olympiques de Pékin, en août 2008 : les débats entre politiques sur un éventuel boycott, le passage mouvementé de la flamme en France, des exploits sportifs ? Pour les journalistes occidentaux, "Pékin 2008" est surtout le souvenir d'une - petite - avancée : dès 2007, en prévision des Jeux, le pouvoir chinois a adopté une directive leur donnant davantage de libertés. Directive en principe temporaire, mais définitivement entérinée en octobre 2008, ce dont s'est félicité le Club des correspondants étrangers de Chine, qui rassemble des journalistes occidentaux travaillant sur place.

Qu'est-ce que ce texte change au travail des journalistes étrangers ? Avant 2007, les reporters n'avaient pas le droit de se déplacer dans le pays sans autorisation préalable des autorités. Depuis, ils peuvent se rendre partout et interviewer toutes les personnes souhaitées (si elles sont d'accord), sauf dans la région autonome du Tibet, qui reste une zone soumise à autorisation.

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La région autonome du Tibet est différente du Tibet au sens large (la zone revendiquée par le gouvernement en exil), qui englobe également une partie des provinces du Yunnan, du Sichuan, du Gansu et Qinghai.

picto Le "Tibet historique" (carte provenant de Wikipedia)

La précision a son importance : cela signifie que, grâce aux règles en vigueur depuis les JO, les journalistes étrangers peuvent se rendre librement dans ces quatre provinces.

 

Voilà pour la théorie. Mais...

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Commentaires d'utilité publique

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Par sleepless
le 24/03/2009
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