Sur le plateau, nous recevons donc l'un des co-animateurs du site d'Acrimed, Henri Maler. Il est accompagné de notre chroniqueuse, Anne-Sophie Jacques.
Vous pouvez aussi utiliser le découpage en actes. Si la lecture des vidéos est saccadée, reportez-vous à nos conseils dans la rubrique d'aide.
acte 1 : Le faux panel de "L'Objet du scandale"
Avant de commencer le débat, Lucie Desvaux et Sébastien Rochat reviennent sur le bidonnage de la semaine dans l'émission L'Objet du scandale présentée par Guillaume Durand. Face aux deux invités principaux, Frédéric Mitterrand et Michel Drucker, se trouvait un "panel" de quatre Français dont un "travailleur social" qui a posé les questions que la production lui avait fournies. Le bidonnage est manifeste puisque ces questions étaient en ligne depuis une semaine sur les sites d’Acrimed et d’Actuchomage.org.
Acte 2 : "Vous êtes une PME de journalistes, nous sommes une association de militants"
En introduction du débat, Anne-Sophie Jacques présente Acrimed, qui signifie "Action-Critique-Médias". C'est une association militante qui s'est créée suite au mouvement social de 1995 pour dénoncer le traitement de ce conflit par les médias, notamment la télévision. Son objectif est de militer pour une transformation de l'espace médiatique et de ses structures. Exemple concret des centres d'intérêts d'Acrimed : leur dernier article sur la nouvelle formule du journal Le Monde avec les pages contre-enquête. Nouvelle offre éditoriale ou simple renouvellement de package ?
Acte 3 : "Pourquoi on n'enquête pas ? nos rédacteurs sont des bénévoles !"
Les médias traditionnels comme Le Monde ou le 20 heures sont-ils encore des lieux de crédibilité ? Le site d'Acrimed s'intéresse davantage à ces médias traditionnels plutôt qu'aux sites internet pour des questions de temps mais aussi parce que l'offre éditoriale, pour prendre l'exemple de Rue89, ne leur parait pas si différente des autres médias. Maler se demande si cette proximité est liée à la ligne éditoriale de Rue89 ou à un manque de moyens.
Acte 4 : "les photos de la prostituée des bleus, c'est un petit caillou" !
Pour Maler, les grands oubliés du «microcosme médiatique», ce sont les médias du «tiers secteur». Qu’entend-il par là? Ce sont des radios associatives, locales, qui donnent une «information militante», qui font entendre la «voix des sans voix dans les quartiers populaires». "Le point de départ de chacune de nos informations, c'est toujours un petit caillou" réplique Daniel. Incompréhension de l'invité. Et explication par l'exemple : les Bleus, et le proxénétisme.
Acte 5 : «Le risque d’@si, être un média dans le microcosme»
Acrimed, et @si, complémentaires ou opposés ? Dans le microcosme des médias ou non?
Quid du passage d’Arrêt sur image vers le web… Est-il plus corrosif? Quelle est la possibilité d’être critique sur la télé à la télé?
Acte 6 : "La meute s'est déchaînée contre Mélenchon"
«Quelle est la différence entre Acrimed et @si?», lance Maler. «Une partie de notre production, au moins une fois par semaine, a une dimension explicative». Et d’expliquer qu’Acrimed s’adosse à un savoir universitaire, sociologique notamment. Puis il s’en prend au livre de Laurent Joffrin, «Média paranoïa». «Qualifier tous les critiques des médias de paranoïaque, c’est infiniment plus violent que toutes les engueulades de Mélenchon». Il fait ici référence à l’interview du leader du parti de gauche par un étudiant en journalisme, interview dans lequel il avait traité l’étudiant de «petite cervelle». Acrimed ne condamne pas l’attitude de Mélenchon, admet seulement que le terme employé est «déplorable» et préfère rappeler que «la meute des journalistes s’est déchaînée contre lui».
Acte 7 : «pour nous, un forum est un espace médiatique»
On en vient à cette petite révolution, que sont, sur internet, les forums et leur pouvoir d’influence. Sur @si, ils font «intrinsèquement» partie du site. «Internet a un peu changé la donne», concède Maler. Mais, sur Acrimed, aucun forum. Quelles en sont donc les raisons? La principale, c’est que le site «essaie de mener une action politique sur l’action des médias», pour cela, il privilégie «le maximum du débat public», «en vis-à-vis», «la présence physique». Et si les gens pas convaincus ne viennent pas, «c’est leur problème», lance Maler.
ACTE 8 : «BOURDIEU N'ÉTAIT PAS MON GOUROU»
Retour sur une émission d’Arrêt sur images, en 1996, alors sur France 5, qui a fait date, celle avec Pierre Bourdieu, face à Jean-Marie Cavada, et Guillaume Durand. «Il y a des émissions dans lesquelles les conditions d’expression sont en apparence égales, mais sont en réalité frelatées». Cavada et Durand ne répondaient pas à Bourdieu, explique Maler, mais le flattaient. Avant d’avouer qu’il y trouve, Bourdieu, quand même, «étincelant»
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