Créer du contenu sur TikTok, l'expérience de Farah Rk
Interview vidéo
  • Avec
    Farah RK
  • Presentation
    Clara Barge
  • Réalisation
    Antoine Streiff
Réservé à nos abonné.e.s

Comment travaillent les créateur·ices de contenu ? Sur les réseaux sociaux, ces entrepreneur·ses du digital rassemblent des chiffres d'audience parfois identiques à ceux de la télévision. Selon le Digital News Report du Reuters Institute, publié en 2023, près d'un·e utilisateur·ice sur deux de TikTok, Snapchat et Instagram s'informent via des influenceur·ses. En France, 40% des 15-24 ans déclarent suivre l'actualité chaque semaine grâce à ces créateur·ices, d'après une étude de l'Arcom et du ministère de la Culture. 

Pour comprendre leurs méthodes de travail, leurs lignes éditoriales et les coulisses de leurs contenus, Arrêt sur images a fait le choix de se pencher sur les pratiques de celles et ceux qui fabriquent l'info sur les réseaux et d'inviter pour cette première, Farah Rk. Créatrice de contenu politique sur TikTok depuis 2022, elle est suivie par près de 160 000 abonné·es. Après des débuts entre lifestyle et humour, elle a progressivement orienté ses vidéos vers l'actualité politico-médiatique, qu'elle commente à coup d'ironie.

Un monde politique qu'elle fréquente d'ailleurs en parallèle : à côté de TikTok, Farah Rk fait du conseil en stratégie et communication politique, sans souhaiter dévoiler l'identité de ses client·es. Elle est aussi passée par les bancs des "médias traditionnels", ancienne chroniqueuse pour les Grandes Gueules, France 24 ou Morandini Live. En 2017, après un mois sur CNews, elle quitte les studios Bolloré par "opposition à la ligne éditoriale", confie-t-elle. Un mélange des genres devenu sa signature. Quelle place pour l'indépendance ? Dans cet entretien, elle revient sur sa manière de traiter l'actualité, sa relation à sa communauté, et les spécificités de son contenu, qu'elle envisage comme "complémentaire" au journalisme. Une activité dont elle n'a pas souhaité préciser le montant des revenus.

À l'heure où s'est tournée cette émission, le mercredi 8 avril, le Centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) suspend son fonds destiné à soutenir des créateur·ices de contenu sur TikTok, Twitch et YouTube, sous pression de l'extrême droite. Dans le même temps, TF1 officialise son contrat avec le youtubeur Gaspard G, pour animer son format "Les dossiers", des entretiens avec des personnalités politiques. Une collaboration entre professions, en vue des élections de 2027, au plus proche des sphères de l'influence.

aller plus loin

- "Pourquoi le CNC ne financera plus les créateurs sur internet ?", L'Humanité, 9 avril 2026

- "Les youtubeurs d’information cherchent encore leur modèle, entre journalisme et influence",Le Monde, 29 décembre 2025

- "Entre influenceurs et journalistes, une méfiance tenace", La revue des médias, 12 mars 2024

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