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Trump : Abécédaire illustré du grand blond avec une peau orange

Le très grand-breton Economist et le très américain New Yorker publient tous deux, cette semaine, une image associant Trump et le golf. Deux raisons à cela…

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Beau catalogue, qui malheureusement va continuer de s'étoffer au rythme où le personnage enchaîne les actions et les propos choquants...

Une petite rectification concernant la couverture de Mad Magazine: la Rosie en question n'est pas Rosie the Riveter mais Rosie O'Donnell, une actrice-animatrice de télévision que Trump a insultée à de nombreuses reprises, en particulier au sujet de son physique, la traitant notamment de truie (pig) et de "true loser". Leurs échanges d'amabilités, notamment sur twitter, constituent un feuilleton qui dure depuis 2006.
Comme dans l'éponge il y a dans l'orange une aspiration à reprendre contenance après avoir subi l'épreuve de l'expression. Mais où l'éponge réussit toujours, l'orange jamais : car ses cellules ont éclaté, ses tissus se sont déchirés. Tandis que l'écorce seule se rétablit mollement dans sa forme grâce à son élasticité, un liquide d'ambre s'est répandu, accompagné de rafraîchissement, de parfum suaves, certes, — mais souvent aussi de la conscience amère d'une expulsion prématurée de pépins.

Faut-il prendre parti entre ces deux manières de mal supporter l'oppression? — L'éponge n'est que muscle et se remplit de vent, d'eau propre ou d'eau sale selon : cette gymnastique est ignoble. L'orange a meilleur goût, mais elle est trop passive, — et ce sacrifice odorant... c'est faire à l'oppresseur trop bon compte vraiment.

Mais ce n'est pas assez avoir dit de l'orange que d'avoir rappelé sa façon particulière de parfumer l'air et de réjouir son bourreau. Il faut mettre l'accent sur la coloration glorieuse du liquide qui en résulte, et qui, mieux que le jus de citron, oblige le larynx à s'ouvrir largement pour la prononciation du mot comme pour l'ingestion du liquide, sans aucune moue appréhensive de l'avant-bouche dont il ne fait pas se hérisser les papilles.

Et l'on demeure au reste sans paroles pour avouer l'admiration que mérite l'enveloppe du tendre, fragile et rose ballon ovale dans cet épais tampon-buvard humide dont l'épidémie extrêmement mince mais très pigmenté, acerbement sapide, est juste assez rugueux pour accrocher dignement la lumière sur la parfaite forme du fruit.

Mais à la fin d'une trop courte étude, menée aussi rondement que possible, — il faut en venir au pépin. Ce grain, de la forme d'un minuscule citron, offre à l'extérieur la couleur du bois blanc de citronnier, à l'intérieur un vert de pois ou de germe tendre. C'est en lui que se retrouvent, après l'explosion sensationnelle de la lanterne vénitienne de saveurs, couleurs et parfums que constitue le ballon fruité lui-même, — la dureté relative et la verdeur (non d'ailleurs entièrement insipide) du bois, de la branche, de la feuille : somme toute petite quoique avec certitude la raison d'être du fruit.

L'orange - Francis Ponge
Petit ajout à cet excellent Abécédaire, pour mettre une lueur d'espoir

W comme Wall

une autre affiche de The New Yorker avec cette affirmation d'espoir, un mur en démolition en Français et en Anglais
Très drôle et dramatique à la fois. Merci.
Très réussi .merci
Alain Korkos proposait de lire sa dernière rubrique sur la musique de Stairway To Heaven

Je propose de lire cette chronique sur l'abécédaire du grand blond orangé sur le son de la prière dite pour l'investiture de président Richard Nixon dont je donne ici le texte que j'agrémente de liens :

"In the beginning, God created the heavens and the earth, and the darkness was upon the face of the deep. God said, “Let there be light,” and there was light. This was not the light of the sun nor the moon, nor a billion blazing worlds. It was the Shekinah, the Logos, the Word, the Divine Presence, that was to reflect itself upon the human mind and soul.
This is the light that brought man out of the cave, and endowed him with intelligence, morality, the yearning for freedom, that inspired the prophets and sages of old and through all ages.
This is the American ideal, born at the time of creation itself, cherished by the Founding Fathers, who were practical idealists. They knew history well. They warned against the dangers of ignorance, stupidity, apathy, selfishness, immorality, and dissension within our borders and between nations. They knew full well that patience, courage, good will, and cooperation were preferable to hysteria and emotionalism, and that age-old problems and complex problems cannot be solved with instant answers and simple answers. They knew that there is no substitute in the world for commonsense.
The night is long, and it is still dark as far as civilization goes. We will never be perfect, for man is not perfect; but we are on the way. Our country is still great, and it will be greater, with hope in our hearts, and work and rededication. There are a few faint streaks of pink in the sky. We await the dawn."
Au moins il a une tronche marrante, le Trump! Quand on voit ce coincé de Mike Pence à côté, on a plutôt peur...
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