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Commentaires

Tout ce que nous ne savons pas sur l'histoire de la grève

Une révision générale sur l'histoire de la grève en France

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je me permets de mettre un extrait plus long


mais vraiment


tout le texte est à lire


Indépendamment des revendications, cette grève est en elle-même une joie. Une joie pure. Une joie sans mélange.

Oui, une joie. J'ai été voir les copains dans une usine où(...)

Merci pour cette chronique;

(...)

Aujourd'hui, je suis en grève, et tous les collègues de mon service également, et je savoure à sa juste valeur cette révision générale qui parle de notre vie. 

Merci Mathilde.

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Comment ne pas saluer ce travail de Mathilde Larrère sur la grève? Le mot courage en français signifie bravoure dans l'adversité: mais ne qualifiant pas seulement, ni le plus justement, quelque(s) acte(s) particulier(s) (individuels ou collectifs); sa portée va bien au-delà. Et pour cause. Car la condition de la bravoure réside dans ce qui constitue du travail la vertu: à savoir, la nécessité de s'y préparer. Ce qui signifie y consacrer sa vie: en particulier en dehors des heures de travail salariées. L'un de mes oncles ainsi m'apprit qu'on reconnaît le bon ouvrier, soit le véritable ouvrier, à la vue de sa boîte à outils. S'éclaire ainsi le paradoxe qui fit la grandeur de l'anarcho-syndicalisme: les plus combattifs engagés dans les grèves sont les plus vaillants au travail: la grève générale étant pour eux le moment précédant la prise de pouvoir ouvrière sur la production. Ce qui signifie que la grève est, non pas un, mais l'unique moyen pour les travailleurs de faire valoir non seulement leurs droits mais la dignité de l'ensemble de l'humanité: laquelle ne saurait dignement être définie que par le travail qu'elle accomplit.


Bien évidemment cette conception anarcho-syndicaliste de la grève n'a pas manqué d'être combattue par des bureaucraties de militants soutenant une conception prétendument plus "réaliste" et modeste" et taxant leurs ancêtres opposants de tenants d'une imaginaire "aristocratie ouvrière". D'où le funeste collectiviste destin de la pensée dont il faudrait se relever. Sans céder aux sirènes opposées des anarcho-bobos qui, cela ne date pas d'aujourd'hui mais fleurit particulièrement depuis "Mai", s'efforcent de faire oublier qu'il n'est qu'en le travail de dignité.  

Merci de cette découverte pour moi : le texte de Simone Weil

C'est en effet une vision de la grève joyeuse, ce moment où la personne humaine du travailleur recouvre droit de citer, ce moment d'appropriation aussi comme carnaval


Nous devons aussi aider les grévistes financièrement car c'est ainsi que McRon et les siens vont tenter une nouvelle fois d'anéantir le mouvement et imposer leurs lois.

Merci pour cette chronique;

Superbe démonstration Mathilde !

Merci !

A propos, Berliet ne se prononce pas "Berliette" (ou alors, on peut parler d'arêtes sur Histoires)...

Berliet, c'était le plus gros fabricant de poids lourds du pays avant d'être phagocyté par Renault.


Sur la "prise en otage" par les grévistes, Roland Barthe a écrit un texte que je n'arrive pas à retrouver ?

Aujourd'hui, je suis en grève, et tous les collègues de mon service également, et je savoure à sa juste valeur cette révision générale qui parle de notre vie. 

Merci Mathilde.

Qui a éteint la lumière ?

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