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Nanoparticules et oeufs à l'insecticide : s'il n'y avait que ça !

Des nanoparticules dans l'alimentation, du fipronyl dans les oeufs : ce sont les deux scandales alimentaires médiatiques de l'été. Scandales ? Oui, mais rien de neuf, nous dit Fabrice Nicolino. Lait chocolat, viande, pain : si on fait des recherches sérieuses, on y retrouvera des résidus chimiques parfois problématiques, et parfois franchement toxiques. La chimie dans l'alimentation est totalement hors de contrôle.

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Suite à cette chronique, Garrido a postulé chez Bayer, Unilever, et Monsanto :-)
En général,quand on évoque une cause de pollution et son effet délétère sur l'organisme humain on la considère isolément d'une part et on déclare avec le sérieux "scientifique" qu'à de si faibles dosages le risque peut être considéré comme nul...Il est rarissime de voir un article évoquant la potentialisation, la synergie,la catalyse, l'accumulation. L'eau courante contient des nitrates,de l'atrazine (voir les feuilles d'analyse que votre société fournisseuse doit tenir à jour). L'air contient des poussières,des NOx,du monoxyde et du dioxyde de carbone et une très grande variété de gaz incomplètement brûlés qui,à l'odorat,semblent être des chaînes aromatiques... Il me semble certain que ces divers polluants devraient être examinés dans leurs interactions et non isolément.
Quant aux effets des pesticides...Hélas! On parle de neurotoxicité sans qu'une image claire de ce que ça peut signifier ne soit suggérée. Il y a environ 40 ans j'étais le voisin d'un fermier chez qui je me fournissais en lait. Quand sa chatte lui faisait une nouvelle portée il se débarrassait de celle-ci en versant un peu des pesticides qu'il répandait dans ses champs dans une petite soucoupe puis il plaçait les chatons au dessus quelques secondes...
Merci pour cette chronique alarmante mais intéressante. Le fipronil est, me semble-t-il, la molécule utilisée pour lutter contre les puces sur les chiens et les chats, distribué à très grande échelle et dont les enfants doivent "joyeusement" ingurgiter en caressant leurs animaux domestiques ! Mais personne ne semble s'alarmer de ce problème. Pour ma part, je ne traite pas mon chien, je lutte autrement contre les parasites. Mais je constate tout ce qui se vend tant chez les vétérinaires, les pharmacies, les animaleries, les jardineries etc... Et je ne suis pas spécialiste mais j'imagine que le danger existe, peut-être autant que dans les oeufs.
Cette chronique m'embrouille un peu :

D'abord, le brouhaha de cet été concernant les nanoparticules portait sur leur présence dans les aliments. Quel rapport avec le fait que le chroniqueur soit au courant de la nocivité des nanoparticules pour l'organisme depuis x ou y ans ? C'est justement parce qu'on connaît cette nocivité que la présence (non déclarée, et pour cause) devient un scandale.

Ensuite, l'attribution d'un numéro CAS n'équivaut pas à une autorisation à utiliser les produits pour ceci ou pour cela. Pourquoi devons nous trembler devant ce compteur ?
L'atelier intitulé Rendre les prix d'achat des produits agricoles plus rémunérateurs pour les agriculteurs" sera co-présidé par François Eyraud directeur général de Danone Produits frais France, et Serge Papin, pédégé de l'enseigne Système U.( source:Le Canard enchaîné).

Ces dirigeants seront n'en doutons pas d'une totale impartialité et feront passer à coup sûr les intérêts des agriculteurs avant ceux de leurs entreprises! Oui oui oui on y croit.

Rappel: Muriel Péricaud, ministre du travail, a touché 1,1 million d'euros de stock-options chez Danone.
L'un des intitulés des états généraux de l'alimentation: "Relancer la création de valeur et en assurer l'équitable répartition". Créer de la valeur pour lui-même Danone sait faire; il a juste oublié jusqu'ici d'en assurer l'équitable répartition; mais n'en doutons pas Danone va faire son mea-culpa et tout va changer.

Créer de la valeur est le but suprême, plus important que de fournir à tous des aliments de qualité.
Ce qui est grave: qu'un maraîcher vende des carottes trop petites, des courgettes trop grosses...Réglementations absurdes ayant pour unique but de pourrir la vie des petits producteurs. Et qui conduit à un énorme gaspillage de produits sains.
Dans le monde, l'exposition aux produits chimiques tue 4 à cinq fois plus que les accidents de la route.
Source : ici et
Je ne peux plus éditer, alors j'ajoute que plus il y aura de vegans fuyant l'industrie agro-alimentaire, plus cette dernière sera obligée de tenir compte des raisons de leur méfiance, plus elle sera obligée de s'adapter et de s'amender pour le bien de tous.
Être vegan, ce n'est pas être extrémiste, chiant et bobo, c'est au bout du compte œuvrer pour le bien de tous, pas seulement le sien propre. C'est du civisme et de l'altruisme. Si si.
J'invite ceux qui ont un abonnement Netflix à regarder le documentaire "What the health", qui m'a rendue vegan. Je ne consomme plus que des produits bio (en fuyant les grandes surfaces, ces requins), des produits végétaux, si possible non transformés et que je prépare moi-même. Ce n'est pas une lubie de bobo friquée. C'est de la colère et même de la fureur contre ces immondes ordures de toutes les industries agro-alimentaires, c'est une une méfiance salutaire de ma part et une tentative désespérée de survivre au moins jusqu'à la rémission à mon glioblastome de grade IV. On a les ambitions qu'on peut, dans la vie.

Quand vous considérez que les vegan sont extrémistes et font chier le monde, pensez à ce genre de raisons d'être vegan, pensez aux agro-connards tout puissants qui ont refusé de se passer d'un colorant rose dans le jambon parce qu'il se vend moins bien à sa couleur d'origine, et pensez à votre prochain cancer/diabète/AVC.

M. Nicolino, merci pour votre chronique.
Je suis un peu surpris par cette chronique. Deux points m'ont étonné :
1 - L'affirmation du coût de l'utilisation de la chromatographie gazeuse. C'est une technique simple dont la mise en oeuvre n'est pas vraiment chère et pas excessivement complexe. L'analyse de ses résultats, elle, si on s'en sert pour des recherches à grande échelle comme suggéré par F. Nicolino, devrait être longue et laborieuse. Ce n'est qu'un détail, mais ça m'a surpris.
2 - Le point sur le nombre de substances chimiques (un terme qui ne veut pas dire grand chose). Le nombre cité n'est pas que celui des composés issus des laboratoires de recherche, mais aussi de nombreuses molécules naturelles, découvertes en étudiant le vivant. Ce n'est pas anodin, étant donné que l'industrie pharmaceutique (par exemple) se base énormément sur cela pour la mise au point de nouveaux médicaments (voir par exemple, le Taxol). D'autre part, les chimistes recensent tout. Or, dans un laboratoire de recherche, il y a énormément de déchets, des sous-produits de réaction inutiles, des résultats incongrus etc... Ce chiffre est énorme, oui, mais en réalité, nombre de ces substances n'ont (et n'auront sûrement jamais) aucune utilité ni aucun but effectif. Elles ne servent à rien, elles sont juste cataloguées dans l'éventualité d'une future utilité.
Voilà, par contre sur le fond de la chronique, rien à ajouter.
Pour ce qui est des nanoparticules, voici trois listes (non exhaustives) des produits qui en contiennent (pour le marché français) :

- E171 - Dioxyde de titane (colorant blanc)
- E172 - Oxyde de fer (colorant brillant)
- E551 - Dioxyde de silicium (anti-agglomérant)

Vous pouvez facilement faire des tri pour retrouver les marques qui utilisent le plus ces trois additifs. Voici ce que ça donne pour le E171, par exemple.

J'en profite pour dire deux mots du projet qui permet d'obtenir ces listes : OpenFoodFacts. Il s'agit d'un projet français (lancé en 2012 et porté par une association à but non lucratif) qui est une sorte de Wikipédia des aliments. Chaque aliment a une fiche qui lui correspond et les utilisateurs ajoutent et/ou mettent à jour les informations qui sont visibles sur les emballages.

Certes, nous sommes dépendant de la législation européenne quant aux informations que l'on peut y retrouver mais la base de donnée (qui compte plus de 350 000 produits au niveau mondial, plus de 125 000 pour la France uniquement) permet des comparaisons intéressante. Voici, par exemple, le classement des "Céréales pour petit-déjeuner" présents dans la base (plus de 1 300 références).
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