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Mort de Quentin Deranque dans les médias : récit dépolitisé, LFI diabolisée

Depuis l'annonce vendredi que Quentin Deranque, un militant identitaire de 23 ans, a été grièvement blessé "en marge d'une conférence de Rima Hassan" à Sciences Po Lyon, le bruit médiatique est monté crescendo malgré le peu d'informations disponibles sur les circonstances du drame. La nouvelle de sa mort survenue dimanche n'a fait qu'accentuer les outrances des réactions politico-médiatiques. D'un récit euphémisant et souvent dépolitisé concernant le profil du jeune militant d'extrême droite, à une instrumentalisation massive visant à disqualifier et diaboliser la France Insoumise, retour sur les trois premiers jours d'un emballement médiatique inédit.

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On est comme vous . Sidéré par une telle mauvaise foi . Sidéré par une telle récupération politique. Ils sont sans scrupules. Des macronistes au RN tous unis dans leur haine de LFI et de sa diabolisation. C'est d'une incroyable violence. Eux qui ont (...)

S'ils sont aussi violents avec LFI, c'est qu'ils les craignent. 

En ce sens, ça un côté rassurant. 

Il faut positiver 

Merci pour l'article. On se sent un tout petit peu moins seuls. 

Derniers commentaires

Le penalty dans la tête du mec à terre sur la vidéo, c'est chaud. Impardonnable. 

Quant à la récup mediadico politique, c'était sur qu'ils allaient s'en donner à cœur joie, ils n'attendaient que ça. 

C'est con, il a suffit de 7 meufs et une banderole à une conférence de Rima Hassan pour que ça dégénère.

Pas merci le virilisme. 

Profondément déprimant cette couverture médiatique. Cette diabolisation de LFI est dingue.

On pourrait relier votre article précédent qui parle d'un homme qui tue son cambrioleur à celui-ci, le droit à la légitime defence voulu par la droite a ici été appliqué : les fachos sont venu attaquer des gens venus assisté à un meeting politique, ils sont tombés sur un os et ont pris une branlée.

Un liste non exhaustive des victimes de        l’extrême droite depuis 2022 

    

Juin 2022, à Lyon.        Le chef des identitaires, un certain Adrien Lasalle, poignarde        deux hommes en pleine rue, dont un à la gorge. Le crime a lieu        vers minuit. Le néonazi s’était rendu dans un quartier réputé        «de gauche» et s’en était pris à deux jeunes hommes de 18 et 23        ans. Ivre, l’agresseur a ensuite frappé les policiers venus        l’arrêter et a terminé au poste. Il vient de commettre une        double tentative de meurtre. 

    

9 décembre 2022, Charleville-Mézières.        Un retraité raciste abat son voisin, Mahamadou Cissé, d’une        balle de fusil à pompe. Le Procureur qualifiera ce crime raciste        de «meurtre par exaspération» et remettra le tueur en liberté.        L’accusé, un ancien militaire, était membre des commandos        marines et avait participé à la Guerre d’Algérie. 

    

23 décembre 2022, Paris.        William Malet, militant d’extrême droite se rend avec une arme à        feu au Centre Démocratique Kurde à Paris. Il assassine 3        personnes par balles et en blesse 4 autres. En décembre 2021, à        Paris déjà, le même William Mallet avait essayé de tuer des        réfugiés soudanais au parc de Bercy à coups de sabre, trois        jours après un grand meeting de campagne d’Eric Zemmour. Il        était pourtant en liberté. 

    

26 décembre 2022, Évry, en banlieue        parisienne.        Un homme de 61 ans tire sur une jeune fille de 13 ans, d’origine        maghrébine, qui rentrait chez elle. Il était connu de son        voisinage pour ses propos racistes. En garde à vue, affirme        qu’il voulait rendre hommage à l’homme qui avait assassiné par        balles trois militants kurdes deux jours plus tôt. 

    

17 novembre, 2023, dans le Val-de-Marne.        Un retraité attaque un jardinier franco-algérien qui nettoyait        des branches chez une cliente, près de chez lui. L’homme profère        des cris racistes avant de planter un coup de cutter dans la        gorge de Mourad, causant une plaie très profonde au cou.        Si la victime n’avait pas eu le réflexe d’esquiver la lame, sa        jugulaire aurait été tranchée, il serait mort en quelques        instants. L’agresseur raciste bénéficiera d’une clémence        hallucinante de la justice. 

    

25 juin 2024 à Thiais, dans le        Val-de-Marne.        Un chauffeur de bus scolaire non-blanc est victime de menaces de        mort, d’insultes et d’une tentative de meurtre de la part d’un        automobiliste. Ce dernier refuse de partir d’une place réservée        aux bus scolaires devant une école maternelle, alors que le        chauffeur devait se garer sur cette place.        L’automobiliste crie: «J’en ai marre des gens comme vous,        bougnoules et renois, moi je vote RN, je vais te tuer, je vais        te massacrer, je vais vous éradiquer». Puis il percute        délibérément avec sa voiture le chauffeur de bus au niveau des        jambes. Ce dernier est miraculé. 

    

31 aout 2024, près de Dunkerque.        Djamel Bendjaballah, père de famille maghrébin, est assassiné        par un militant d’extrême droite nommé Jérôme Decofour. Ce        dernier a écrasé Djamel volontairement. Le tueur était membre        d’une milice raciste nommée «Brigade Française Patriote», il        avait harcelé et menacé de mort à de nombreuses reprises la        victime par le passé. Sans réaction de la police. 

    

20 novembre 2024, dans les Vosges.        Rochdi Lakhsassi, commercial d’une trentaine d’années, est        froidement abattu de deux balles dans le dos par un habitant à        Chavelot dans les Vosges, alors qu’il faisait du démarchage pour        son entreprise. Le meurtrier, Noël Richard, 71 ans, a        délibérément visé la victime. 

    

14 décembre 2024, dans le Nord.        Paul, habitant de Dunkerque âgé de 22 ans, démarre sa voiture,        lourdement armé, pour aller commettre une série d’assassinats.        Il tue d’abord trois personnes, puis se rend devant un campement        d’exilés. Il assassine deux hommes de nationalité iranienne,        âgés de 19 et 30 ans, qui se nommaient Mustafa et Ahmid. Il ne        les connaissait pas. C’est ici qu’il termine son escapade        meurtrière, avant de se rendre dans une gendarmerie. 

    

16 février 2025, Paris.        Une trentaine de néo-nazis, dont certains portent des casques de        moto, attaquent les locaux de l’Association culturelle des        travailleurs immigrés de Turquie. Il y a alors la projection        d’un film contre l’extrême droite. Les agresseurs hurlent «Paris        est nazi», ils tabassent les participant-es et poignardent un        syndicaliste de la CGT, dont le pronostic vital est        temporairement engagé. Deux personnes sont hospitalisées. 

    

25 avril 2025, à La Grand-Combe.        Dans cette petite ville de 5.000 habitants dans le Gard, au        petit matin, un certain David entre dans la mosquée où se trouve        Aboubakar Cissé, qui fait le ménage. Au moment où Aboubakar        s’agenouille pour prier, David sort un grand couteau de cuisine        et le poignarde violemment : ventre, bras, visage, jambes, dos.        50 coups de couteau. L’assassin prend des photos de la victime        avec son téléphone et s’écrie «Je l’ai fait, ton Allah de m**…        Je vais me faire arrêter, c’est sûr». 

    

30 mai 2025, Alès.        Une descente néo-nazie vise un bar militant de la ville. «J’ai        vu une dame âgée se faire étrangler et gazer à bout portant»        explique une personne présente sur place. Les néo-nazis ont        frappé sans distinction, blessant une vingtaine de clients. Un        militant cheminot PCF, tabassé, a été hospitalisé en urgence. 

    

31 mai 2025, Puget-sur-Argens dans le        Var.        Hichem Miraoui, un tunisien, âgé de 46 ans et coiffeur de        profession, est assassiné chez lui par son voisin raciste. Ce        dernier, Christophe B. a débarqué armé dans l’appartement où        avait lieu une soirée. Il a assassiné Hichem et blessé par        balles deux autres personnes.        L’attentat est revendiqué politiquement et affiché, par ses        publications et des vidéos, son soutien sans aucune ambiguïté au        Rassemblement National et aux identitaires. Il assène en vidéo :        «Tenez-vous à carreau les bicots, car des mecs comme moi, il va        y en avoir plein, plein, tenez-vous à carreau». 

    

15 août 2025, à Royère-de-Vassivière.        Lors d’une fête de ce village de 500 habitant-es, un homme est        agressé aux cris de «Sale Noir, tu n’as rien à faire ici». Les        amis du jeune homme tentent de s’interposer, mais ceux-ci se        font «tour à tour injurier, frapper, étrangler, pousser au sol».        Une victime perd connaissance.        Alors qu’elles tentent de quitter les lieux, les victimes        subissent une chasse à l’homme raciste. Les agresseurs avinés,        dont un élu municipal et le président de la société de chasse        locale, les poursuivent dans un pick up en continuant à les        insulter, hurlant «la chasse au n** est ouverte». 

    

Décembre 2025, Nice.        Une bande d’une quinzaine de nervis d’extrême droite sème la        terreur. Un groupe de 5 amis, venu boire des coups, se fait        attaquer par ces derniers, cagoulés, après s’être fait insulter        de «sales bougnoules». Une victime raconte s’être fait «shooter        de partout» avant que des passant·es n’interviennent. 

    

18 janvier 2026, Toulouse.        Deux étudiants voient débarquer dans leur appartement un voisin        armé leur criant «On ne veut pas d’étrangers, c’est nous qui        payons la CAF [..] Je ne donne pas mon nom à des Arabes».       


 19 janvier 2026, Décines-Charpieu, près de Lyon.        Un lycéen de 17 ans d’origine syrienne est attaqué puis tabassé        par 3 hommes cagoulés, avant d’être tailladé au visage par des        lames de rasoir. Le tout accompagné d’un torrent d’injures        racistes : «Sale Arabe», «Sale Musulman».

Merci pour l'article. On se sent un tout petit peu moins seuls. 

Une chose est sûre : l'extrême droite a bel et bien réussi à imposer son cadrage à la majorité des médias mainstream. À un mois des municipales et un an de la présidentielle, c'est un naufrage collectif 


le naufrage est aussi chez vous Mme Safaris. vous faites comme tous les gauchistes qui défendent leur camp, vous parlez de tout sauf des faits et de ce qu'il s'est passé.

aucune mention du fait que l'assistant parlementaire de Raphou Arnault a été interpellé par la police en compagnie de 3 de ses collègues aujourd'hui.

que la presse de droite en fasse des mégatonnes n'est pas très étonnant, mais LFI a généreusement donné le bâton pour se faire battre.


trop facile pour LFI de dire "je savais pas j'y suis pour rien" alors qu'ils considèrent la jeune garde comme leur allié, qu'ils s'opposent à leur dissolution et que leur chef de file (Raphou) qui a pris 4 mois de prison pour violences en réunion, est maintenant député LFI.


LFI bombait le torse quand la jeune garde dérouillait du faf sionard, et maintenant ils les jettent sous le bus parce qu'il y a eu un meurtre? c'est du foutage de gueule.


à un moment faut assumer les décisions passées. il y avait des red flags concernant la jeune garde. Mélenchon et LFI sont passés outre.


trop facile de jouer les gauchistes combatifs, ne pas appeler au calme après la mort de Nahel, pour ensuite sortir le combo parapluie-parachute-aérofrein quand un vrai problème arrive.


et les justifications en bois de Mathilde Panot, sur le thème "maintenant faut que Nemesis arrête de venir manifester aux évènements LFI". et alors quoi Mathilde? tu vas en tuer d'autres?


la seule qui a un peu de dignité c'est Rima Hassan, elle condamne ce meurtre sans ambages et sans trouver des contre-feux claqués au sol.

"En avril dernier, Yaël Braun-Pivet avait refusé d'en accorder une suite au meurtre islamophobe d'Aboubakar Cissé "


la minute de silence a eu lieu


Nous sommes tous pris dans une immense machine à salir. Cahque mot prononcé par un membre de lfi ou un proche ser

On est comme vous . Sidéré par une telle mauvaise foi . Sidéré par une telle récupération politique. Ils sont sans scrupules. Des macronistes au RN tous unis dans leur haine de LFI et de sa diabolisation. C'est d'une incroyable violence. Eux qui ont éborgnés, mutilés, qui n'ont rien dit ou presque sur les meurtres de l'extrême-droite. Notamment de ce rugbyman Argentin. 

Y a t-il eu une minute de silence ? Et pour tous ceux tombés sous les coups ou balles de la police.?

L'interview de Bompard par le roquet Duhamel sur France Inter est édifiante. 

Il reprend le narratif de l'extrême-droite et du gouvernement. Dans le seul but de salir les insoumis. 

Tous complices.  Macron, les médias à sa botte, tous pour permettre l'accession au pouvoir du RN.

Pendant ce temps là on ne parle plus de l'affaire Einstein. Du pouvoir compromis avec cet ignoble individu. 

Ni de la nomination des copains de Macron à des postes clés. 

Nous vivons un nouvel épisode de plutôt Hitler que le Front populaire. 

Prêts à tout pour éviter qu’une autre politique arrive au pouvoir...

Même à la guerre. 


Lire les dernières informations sur le site de contre attaque sur le sujet ( déjà posté)

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