Guillaume Cizeron, l’or et les oeillères médiatiques
Sacré champion olympique le 11 février dernier avec sa partenaire Laurence Fournier Beaudry, ovationné pour la perfection de la prestation, Guillaume Cizeron a été célébré en héros, éclipsant les accusations de violences psychologiques de son ex-partenaire, Gabriella Papadakis. Le fort capital symbolique de l’athlète fait-il lever les boucliers éditoriaux ?
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Derniers commentaires
L'article est focalisé sur les questions de violences, et particulièrement de violences sexuelles. Je crois qu'il faudrait élargir l'angle. La véritable question, c'est celle de la primauté des titres et des médailles, qui fait oublier tout le reste. Un autre exemple le montre très bien, celui de la biathlète Julia Simon. Il y a 3 ans, elle a escroqué une de ses coéquipières, Justine Braisaz-Bouchet, ainsi que la kiné de l'équipe de France. Pendant plus de deux ans, elle a nié, a prétendu être victime d'une usurpation d'identité avant de devoir avouer devant le tribunal car elle était confrontée à des preuves irréfutables. Condamnée à 3 mois de prison avec sursis, la sanction sportive qui a suivi a été particulièrement légère (elle a simplement manqué une épreuve de coupe du monde) car Julia Simon est une immense championne susceptible de ramener des médailles aux Jeux Olympiques. Ce qu'elle a d'ailleurs fait en remportant 3 médailles d'or et une médaille d'argent. À aucun moment, pendant les JO, cette affaire n'a été rappelée alors que l'équipe de France a vécu pendant deux ans dans une ambiance épouvantable. Dans n'importe quelle entreprise, le responsable d'un tel acte aurait été exclu sans autre forme de procès, mais dans le milieu sportif, les questions de moralité sont accessoires. Le comble, c'est que cet état d'esprit contamine le public. Pour avoir suivi ce qui se disait sur les réseaux sociaux, j'ai pu mesurer que le poids des médailles a fini par entrainer l'opinion publique du côté de Julia Simon. Au point que Julia Simon elle-même, quand elle a gagné sa première épreuve lors des J.O. a mis le doigt sur la bouche pour bien montrer que ses performances sportives devaient faire fermer les bouches.
Loin de moi l'idée de défendre l'athlète (le "mais" arrive), ou les athlètes cités, MAIS... Les propos de l' ex compagne n'indiquent rien de reprehensible aux yeux de la loi (quelqu'un de exigeant contrôlant froid terrorisant ....). Je pourrais dire la même chose de mon ex sauf qu'elle sera pas championne olympique heureusement pour elle. On peut critiquer ses prises de tête de position en faveur du compagnon de sa partenaire de danse, certes. Et surtout la tentative de minimiser des médias pour laver de tout soupçon l'athlète couvert d'or et d'honneur olympique.