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Commentaires

Face à la violence scolaire, Chatel dégaine ses étranges "éducateurs vigiles"

"Je refuse que l'on pose le débat uniquement en termes de moyens : le gouvernement n'a pas taillé à la hache dans les effectifs !" Luc Chatel est très remonté quand les enseignants réclament davantage de surveillants pour contenir la violence scolaire. Les récents actes de violence dans des établissements du Val de Marne - pas forcément symptomatiques d'une augmentation statistique comme l'a indiqué Le Monde - ont relancé le débat sur la baisse des moyens dans l'Education nationale. Quand les enseignants réclament la création de postes de surveillants, Chatel dégaine sa nouvelle arme secrète : les équipes mobiles de sécurité (EMS). Mi-éducateurs, mi-vigiles, ces brigades volantes sont du meilleur effet devant les caméras de M6. Mais à quoi servent-elles exactement ?

Derniers commentaires

DRH chez l'OREAL,pas ministre.....Choisi pour poursuivre la pénurie,il fait son boulot et se défend comme il peut-mal-....Ridicule entre les ridicules (Bachelot,Yade,Darcos et les autres) avec son tic et ses yeux vides,il accompagne les basses oeuvres sarkozistes avec le même enthousiasme qu'il a eu pour le shampoing Machin. Pauvre école!
mais de la communication sur l'éducation nationale

La politique du gouvernement c'est : supprimer des postes de profs (de gauche), point barre.

Le plus triste c'est que des réformes nécessaires passent ainsi à la trappe, ou sont mal faites donc vouées à l'échec.

Lémédias vont continuer à se remplir de faits divers
Sur la question du décalage entre le concours et le métier auquel il destine, c'est évident. Ceci étant, on ne devient prof que devant des élèves, et au bout de plusieurs années. Aucune formation ne remplace le terrain. Le concours est un filtre qui occulte la réalité. Tant mieux ? Si la réalité était tout de suite sur la table, qui passerait le concours ? Le problème est donc très vaste et très complexe.

En plus de ce décalage institutionnel et académique vis-à-vis de la réalité, il existe un décalage social, assez prégnant. Les profs sont en effet généralement d'anciens très bons élèves, possédant un cadre socioculturel et socioéconomique à mille lieux de celui de leurs élèves. Ce faisant, le poids de l'honneur, la légitimité de la vengeance, le rôle des médias dans la fabrication de leur pensée, le poids du consumérisme et le goût de la satisfaction immédiate, le discours médiatique de la simplicité et de la facilité qui n'a rien à voir avec le réel, l'attitude des animateurs télé qui sont comme des potes et de grands gamins alors que rien dans le monde réel ne fonctionne ainsi, tout cela n'est pas compris. De ce décalage naît un malaise et unez aigreur, une tension qui n'est pas résolue. Sans être bourdieusien aveugle, la majorité des profs et des élèves reproduisent ce qu'ils connaissent, et mis dans le même bain, cela génère des incompréhensions.

Et enfin, le décalage de la culture relationnelle achève le tout. Les élèves sont, quoiqu'on en disent, en quête d'adultes. Qu'ils vont refuser au premier abord, adolescence oblige, défiance oblige, manque de crédibilité des adultes qu'ils côtoient généralement oblige aussi. Le prof lui, souvent, veut faire son cours et affirmer son autorité, pensant qu'elle doit être acceptée.

Un prof aujourd'hui doit faire du social et de l'humain : ces qualités, qui rendent le métier passionnant et sans cesse renouvelé. Or, ce discours n'est jamais tenu par quiconque et ces qualités ne s'acquièrent nulle part, si ce n'est dans la vie, la vraie, pas dans la soie. L'école n'est pas là pour combler les familles et les défaillances de la société ? Oui, c'est vrai, mais si les profs n'essaient pas de le faire à leur niveau, qui le fera ? Ce n'est pas à nous de réparer et de tout sauver, mais à notre échelle et dans notre peau de profs, on peut faire passer des choses. Et surtout se faire des épaules parce que des enfants qui vont droit dans le mur et pour qui on ne peut rien faire, on en voit tous les jours...

L'enseignement est donc un métier méconnu de tous.
C'est aussi un sacerdoce en effet, car à Bac+5, nous valons plus en termes de salaire

Et enfin, et ici réside tout le drame actuel, si si, il existe des profs vivants qui adorent leur matière et enseignent avec fougue et passion : généralement, si on devient profs, c'est par amour de la matière (puisque par définition on ignore en tant qu'étudiant la réalité du métier de prof). Or, tristesse, beaucoup d'enfants d'aujourd'hui ne sont plus sensibles à cela. Deux causes à cette insensibilité :
1/ La merde sociale et affective dans laquelle maints enfants vivent ; ils ont souvent autre chose à penser qu'au boulot et sont trop perturbés pour être émerveillés par un cours ou un prof.
2/ La société de consommation et la société des écrans qui fascinent des enfants qui n'ont qu'à manger ce qu'on leur donne à voir. Les médias offrent du prémâché que les enfants doivent ingurgiter : ils n'ont à faire qu'à réagir en éprouvant une émotion, quelle qu'elle soit. Comment un cours qui rend ces enfants )habituellement maintenus dans la passivité) acteurs peut-il fonctionner ? A eux de faire l'effort de comprendre, de deviner et d'imaginer. Ils ne savent plus imaginer, ces enfants sont mangés par la consommation. A 10 ans, ils veulent des Ipod, la télé, un ordi : l'envie d'avoir les dépasse. L'adolescence est en train de tuer l'enfance.

Alors oui, le problème de l'Éducation nationale est vraiment plus vaste qu'un problème de surveillants. L'école, je confirme les propos avancés plus haut, est un réceptacle de la société. Mais avoir des surveillants est capital, ils sont des humains au contact d'autres humains, ils fixent des bornes, parlent, échangent, écoutent (et pour des élèves souvent sans interlocuteurs, c'est capital). Aujourd'hui, les caméras ont deux effets pervers : d'abord, ils n'assurent pas la sécurité (à Cherroux, ah oui !, on les a vu les agresseurs... on les a pas empêchés de commettre ce qu'ils on fait, mais !, on les a vu...), ils assurent l'illusion de la sécurité ; ensuite, ils confrontent des élèves à des robots, entérinant ainsi le devenir d'une société mécanisée, où la machine dépasse l'homme, et ce faisant on entretient ces élèves dans leur solitude intérieure.
La question de l'effectif, en fait c'est l'arbre qui cache la forêt et tout le monde plonge.
J'invite à tous les parents à aller enquêter sur ce qui concerne l'organisation de leurs établissements scolaires, en ne se tenant pas au discours rodé (parfois) des chefs d'établissements. A poser la question à vos enfants (et à ne pas croire qu'ils exagèrent forcément), ce qu'ils pensent de leurs profs, et du personnel de l'école en général. Mais aussi de regardfer les programmes, et comment sont faits les manuels scolaires, et les cours dans le cahier (histoire par exemple).

Vous pourrez peut-être apprendre que le service public offert est très variable selon les établissements (ça on le savait déjà) mais aussi qu'une quantité de médiocres y travaillent (attention il y heureusement des bons aussi), des profs vacataires dont on se demande comment ils ont été recruté ou s'ils ont même eu un entretien, tellement ils sont autistes socialement (et je pèse mes mots).
Des cpe complètement irresponsables (parfois), qui entraînent une organisation de surveillance défaillante (même avec suffisament de surveillant). Et quand on se rend compte qu'ils sont effectivement TOTALEMENT incompétent, qu'est ce qu'on fait toujours ?
On les mute dans un autre établissement....

J'ai bien l'impression que les concours de cpe ou profs, bien qu'assez relevé, ne sont pas adaptés aux compétences requises sur le terrain,
qu'un prof devrait être avant tout un pédagogue, quelqu'un doté donc d'une certaine finesse sociale, et non une super tête dans sa discipline, peu à l'aise en société.
Bien sur, enseigner n'est pas simple, surtout aujourd'hui, se retrouver devant une classe de trente adolescents en majorité mal élevé, et en pleine rebellion contre la société et ce qui la représente (le prof par ex). Parce qu'un élève difficile croit d'abord que le prof est là pour "la lui faire à l'envers". Ils vont donc tout faire pour l'humilier, le déstabiliser, le décrédibiliser.

Avoir trente yeux sur vous, qui vont vous scruter, ne faire aucun cadeau, et vous manquer de respect dès le départ, va demander une qualité indispensable : que vous soyez sur de vous, bien dans vos baskets, avec une estime personnelle stable et solide.

Or le profil de beaucoup de profs aujourd'hui, c'est une personne peu à l'aise en société, flippée, et qui face aux piques des élèves n'a pas souvent la répartie nécessaire ou même la compréhension de la logique d'un groupe d'ado de 30 ans. Ainsi ils n'ont pas les réponses adaptées, finissent par faire des cours dans le chaos général, et ne transmettent rien. Le film entre les murs, et son prof tête à claque, qui ne recadre quasiment aucun manque de respect, se fait avoir par la tentative de diversion des élèves par leurs questions sans rapport avec le cours, pour finir par se rabaisser au niveau des élèves par orgueil blessé (avec des gosses??!!!), ce profil est très très réaliste.
Forcément ça donne un établissement sans cadre, et les mômes finissent par aller de plus en plus loin.

Alors oui, on n'est jamais assez nombreux lorsqu'on parle d'éducation, mais en vérité, 1000 bras cassés ne vaudront jamais 100 compétents.
Qualité avant quantité.
bonsoir
juste un petit rectificatif. je ne sais pas si cela a été dit (je n'ai pas le temps de tout lire) mais APV ne signifie pas qu'il y a de la violence mais "Affectation à caractère Prioritaire justifiant une Valorisation". En clair, ce sont les établissements où le turn over des enseignants est trop important et qu'ils ont une valorisation s'ils y restent plusieurs années. Ce sont souvent des ZEP PEPIV mais pas toujours... (je ne sais pas ce que veut dire PEP IV ni si ça existe encore mais cela est, par contre, bien un sigle qui désigne les établissements avec plus de violence).
voilà, très bon article; Et effectivement, il y a de moins en moins de CPE. Apparemment, cela manque beaucoup car sur la seule académie de Versailles, il manque déjà 30 postes qui ont été confiés à des contractuels depuis le début de l'année...
aller, et vive l'école publique!!
Avez-vous entendu un seul media expliquer dans le détail ce que contenait la loi Loppsi II et quelles en seraient les conséquences sur les libertés individuelles (sur le net entre autres)... la liberté de critiquer le chef de l'Etat par exemple, la liberté de dire que M. Chatel est un menteur et un dissimulateur de chiffres... qu'il a de fausses cartes dans ses manches et un lapin dans son chapeau, le magicien.
Et puis, franchement, le meilleur remède à la violence, c'est l'éducation, l'éducation, plus d'éducation...
Il y a une bonne dizaine, alors que j'avais vu sur nos antennes un film US où un prof avait toutes les peines du monde à se faire respecter par ses élèves, je n'y avais pas cru... je n'aurais jamais imaginé que ça se produirait en France.
On a vraiment copié tout ce qu'il y avait de détestable dans la culture US ! Le bling-bling, le capitalisme effréné, la violence, la casse de la Sécu sociale, les petits vieux forcés à travailler, les pauvres forcés à avoir 3 boulots... manque plus que la vente libre des armes et on y est !

Une fois de plus, le gouvernement préfère "réprimer" à posteriori (donc laisser s'installer des climats de violence) plutôt que de prévoir, former, informer, enseigner etc à l'école. En faisant entrer le loup (le keuf, le répresseur-type, la brute) dans la bergerie... il ouvre encore plus gros les vannes de la violence.
" Ces derniers jours l’école a beaucoup défrayé la chronique. Surtout autour de l’insécurité avec une série d’incidents souvent montés en épingle par les médias. Il n’empêche ces problèmes illustrent aussi un malaise plus profond qui traduit la dévalorisation de l’école. Elle a cessé en effet d’être une priorité pour ceux qui nous gouvernent.

L’insécurité s’accroît à l’école ? Ce n’est pas surprenant : en 2004 l’Education nationale employait encore 50 000 personnes pour assurer la « surveillance » sous différents statuts. Aujourd’hui ils ne sont plus que 28 000, quasiment moitié moins… Mais ce qui se passe sur ce plan ne fait qu’illustrer un désinvestissement plus général. La part des richesses produites chaque année, autrement dit le fameux PIB, consacrée à l’éducation était de 7,6 % en 1996. En 2008 elle n’était plus que de 6,6 %, en baisse une fois de plus par rapport à 2007. Eric Woerth veut limiter à l’avenir la part des dépenses publiques dans le PIB. En matière d’éducation c’est déjà le cas chaque année depuis près de 15 ans…

Que déduire de cette baisse des dépenses d’éducation ?

1 point de PIB en moins, cela parait sans doute très abstrait pour nos auditeurs. Cela veut dire en fait qu’il manque 20 milliards d’euros au budget de l’éducation pour que l’effort de la nation soit équivalent à ce qu’il était en 1996. 20 milliards en moins sur 129 milliards c’est un trou de 15 %, un euro sur six. Ces 20 milliards représentent plus de dix fois ce que l’Etat dépense chaque année pour son action à l’étranger ou encore deux fois ce que dépense le très grand ministère de Jean Louis Borloo pour l’écologie, le développement et l’aménagement durable… Cela se traduit par des reculs très significatifs : en 1996, 84 % des jeunes de 18 ans étaient scolarisés, on est redescendu aujourd’hui en dessous de 80 %. Et à 20 ans la chute est encore plus prononcée, de l’ordre de 6 points… Tandis que 150 000 jeunes sortent toujours du système scolaire sans aucun diplôme. L’école française apparaît aussi dans les comparaisons internationales menées par l’OCDE comme une de celles qui reproduisent le plus les inégalités sociales…

Est-ce seulement une question d’argent ?

Ces difficultés ne relèvent évidemment pas seulement de questions de moyens. Les racines du mal sont plus complexes et profondes. Il n’empêche, il n’existe aucune possibilité d’améliorer les choses dans un contexte d’austérité budgétaire accrue. Or, l’école a été la principale cible des politiques de maîtrise des dépenses publiques ces dernières années. En 2010 sur les 30 000 suppressions d’emplois publics programmées par le gouvernement, 16 000, plus de la moitié, sont prévues dans l’Education. Avec des conséquences absurdes comme la réforme de la formation des enseignants. On va les recruter un an plus tard et les envoyer faire cours sans qu’ils aient suivi quasiment aucune formation pédagogique ni stages pratiques. Simplement parce que cela permettra d’économiser quelques milliers de postes…

Ces aberrations illustrent un contresens total sur la notion d’« investissements d’avenir » régulièrement mise en avant par le gouvernement : il vient en particulier de lancer une (coûteuse) campagne de communication pour justifier le « grand emprunt ». Celui-ci « n’est pas une dépense courante, affirme cette campagne, C’est un programme qui… financera des investissements dans des secteurs d’avenir… ». Mais cette distinction entre « dépenses courantes » et « investissements d’avenir» n’a aucun sens dans des sociétés de la connaissance. L’investissement a cessé en effet de s’y mesurer en tonnes d’acier ou de béton. En s’attaquant en priorité aux dépenses d’éducation, qui sont censées être des dépenses courantes, le gouvernement hypothèque au contraire lourdement l’avenir de notre société et de notre économie. "


Guillaume Duval ce matin sur france inter :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/lautreeconomie/


Qu'est-ce qu'il m'énerve Chatel à seriner : " ce n'est pas en mettant un surveillant derière chaque élève que ... "
Personne ne demande un surveillant derrière chaque élève, s'il pouvait seulement arrêter de supprimer des postes à tout va !


En maternelle, les enfants de moins de 3 ans comptent pour du beurre ou presque. En effet, L'I-A comptabilise les - 3ans:
ils ne doivent représenter que 10 pour cent de l'effectif total des maternelles.Si tu as 80 enfants en maternelle, l'effectif accepté par L'I-A est de 8... si tu en as 20, c'est ton problème, 12 seront inexistants( aux yeux de L'I-A) et ne pourront paraître dans l'effectif total.


Jusu'ici tout va bien !
Ben ! Voilà ! On se doutait bien qu'ils ne manipulaient pas lémédia serviles depuis des semaines sans avoir une petite idée derrière la tête.

Et même une idée de merde,

Du style mettre des flics à demeure dans les écoles.

Bon ! Ça c'est fait ! Ils peuvent le barrer sur la liste. Et passer à la saloperie suivante. Non seulement il n'y a pas de résistance mais on les applaudit tant le terrain a été bien préparé par TF1 ! Et tant les Français aiment les flics : au point d'en fourrer un à l'Elysée !

Seulement ensuite il ne faut s'étonner de rien et surtout pas de notre seul record mondial, celui du nombre de policiers par habitants. 270 en France (115 en région parisienne) contre 300 en Italie, deuxième marche du podium !

Je rappelle que, pour ma part, je préconise un flic par citoyen, c'est à dire au moins cinq, compte tenu des trois-huit, des week-ends et vacances. On n'a pas les moyens ? Et alors !

Ici Saïgon, le JT quotidien, les photos et les vidéos

***
des profs en uniforme, kaki ou noir de préférence, lacrimo et matraque en bandoulière, voilà solution à venir du sarkoland.
la mission de cegouvernement est d'entretenir la terreur, nous obliger à [s]baisser la tète[/s] courber l'échine, et ça commence à l'école.
le premier qui relèvera la tête prendra des coups de bâton.

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