Blocus lycéens : les parents au piquet
Depuis le début du mouvement lycéen, les appels à la responsabilité parentale saturent l’espace médiatique. Et dépassent la seule question des dégâts matériels. Jugés trop laxistes, voire franchement démissionnaires, les parents sont régulièrement tenus pour responsables des blocus, quand ce n’est pas de la faillite même de l’école.
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Dans l'esprit de tous ces censeurs, c'est d'abord manifester, tout court, qui est irresponsable. Et qu'on devrait interdire, et pas seulement aux jeunes. Les casseurs ont réussi au-delà de ce dont ils pouvaient rêver : mobiliser l'opinion - du moins,(...)
Derniers commentaires
Je suis assez d'accord. Il faut pas généraliser, il faut voir au cas par cas, mais très souvent, on désigne trop les enfants et adolescents comme coupables alors que la responsabilité de ces événements tient beaucoup à leurs parents.
C'est eux qui ont élu Macron.
On va voir pleuvoir les possibilités d'amendes, de suppression de droits ou d'allocation, de logements évacués, bref d'augmentation de la misère. Je trouve qu'il n'y a pas assez d'information sur l'utilisation des amendes par les flics pour bâillonner le gens dans certaines zones.
Dans l'esprit de tous ces censeurs, c'est d'abord manifester, tout court, qui est irresponsable. Et qu'on devrait interdire, et pas seulement aux jeunes. Les casseurs ont réussi au-delà de ce dont ils pouvaient rêver : mobiliser l'opinion - du moins, une certaine catégorie de celle-ci, celle qui écoute ces autoproclamés défenseurs de la morale et du bon sens - contre tout mouvement de protestation. Vous citez Ouest-France. Dans celui d'aujourd'hui justement, deux pages consacrées au mouvement. Une + deux tiers aux violences, un petit tiers aux raisons du mouvement. Voilà donc celles-ci opportunément brouillées par un rideau de fumées toxiques qui viennent empoisonner des manif' pourtant ô combien nécessaires et légitimes, mais justement délégitimées par la collusion providentielle entre bruleurs de poubelles et médias des puissants.