Un "attentat financier" contre la dette française, vraiment ?
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Un "attentat financier" contre la dette française, vraiment ?

Hauts cris et approximations

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La France visée par un attentat des marchés financiers ? La rumeur l’affirmait : le 16 avril, la mise en service d’un nouvel outil de spéculation devait envoyer notre dette publique périr dans les flammes de l’enfer. Une conséquence des menaces de Hollande lancées à la figure des marchés? Un appel de la finance à voter Sarkozy ? Une info montée en mayo ? Finalement, selon La Tribune, le produit a eu peu de succès pour son premier jour. L’éconaute est partie sur les traces de ce tapage politico-médiatique.
Les Echos Eurex
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Un "attentat financier" contre la dette française, vraiment ?

La France visée par un attentat des marchés financiers ? La rumeur l’affirmait : le 16 avril, la mise en service d’un nouvel outil de spéculation devait envoyer notre dette publique périr dans les flammes de l’enfer. Une conséquence des menaces de Hollande lancées à la figure des marchés? Un appel de la finance à voter Sarkozy ? Une info montée en mayo ? Finalement, selon La Tribune, le produit a eu peu de succès pour son premier jour. L’éconaute est partie sur les traces de ce tapage politico-médiatique.

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Le plan de bataille des marchés en cas de victoire de Hollandréou

La fin du CDI

Entendu hier, dans le jité [s]du larbin[/s]de Pujadas, un sujet qui prépare déjà le terrain pour nous faire avaler la pilule... En Italie, Mario Monti serait le chef d'Etat "le plus populaire depuis 20 ans" (y z'ont oublié Berlu) ... Et on oppose joyeusement les salauds de profiteurs en CDI qui ont un "emploi à vie", licenciés, mais réintégrés dans leur boîte après un passage chez un juge (forcément gauchiste, le juge) aux autres, qui décrochent seulement un CDD... qui devrait bientôt, donc, devenir la norme. Pour faire cesser cette révoltante inégalité.

Et un deuxième sujet, du même ordre : soit une entreprise modèle, française (cocorico) qui aurait "raflé un marché aux chinois", avec la Turquie, parce que "plus compétitive"... Comment ? Réduction du personnel (un sur quatre), et (juste deux mots à la fin du reportage) l'implantation d'une usine en Turquie. Le conte de fées ne dit pas si le brevet lui aussi déménagera là-bas... Mais j'ai des doutes.

Je me trompe, ou ça s'appelle le nivellement par le bas ?
Pendant ce temps, les bénéfices des grosses multinationales explosent...
Delaigue s’amuse : "Les marchés semblent considérer aujourd'hui que la victoire prévisible de Hollande ne changera pas grand-chose. L'histoire semble leur donner raison : depuis 1871, comme l'a constaté l'historien de la finance David Le Bris, la Bourse française a connu de meilleures performances sous des gouvernements de gauche que des gouvernements de droite."

héhé, je me gausse :p Et vive la gôôôôche
Bonsoir et merci Anne-Sophie, une fois encore.

Vu de ma planète, à la contagion spéculative - ces masses d'argent, ces leviers, ces rendements ... comment ne pas devenir fou ? - s'ajoute maintenant la paranoïa pré-électorale. Il est temps que tout cela se termine, les esprits se calmeront après la gueule de bois.
La semaine va être loooongue, j'en ai peur.

Amitiés,

Hervé
Selon les journalistes Philippe Cohen et Hervé Nathan de Marianne, les autorités françaises étaient informées du lancement de ce produit depuis la mi-mars. Et le gouvernement n'a pas levé le petit doigt...

Cette opération qui pourrait mettre en danger les finances publiques a été réalisée avec l'approbation des autorités françaises (...) Le gouvernement a non seulement laissé se créer un marché dérivé de sa dette, mais il a accepté que le contrôle de ce marché stratégique lui échappe...

LIRE ICI
"C'est dire si, malgré ce tapage médiatique foutraque et bordélique, la finance peut espérer un bel (et juteux) avenir."

C'est dire si, malgré ce tapage médiatique foutraque et bordélique, la france ne peut espérer un bel (et juteux) avenir !

Car si Hollande est élu, il n'aura aucun état de grâce.

Et si on descend dans la rue pour faire la teuf, ce sera uniquement d'avoir éjecté Malfaisant 1er, certainement pas pour rejouer la soirée du 10 mai 81.

Cocu une fois, pas deux.
Merci Anne-Sophie ...
J'aime particulièrement votre conclusion : la finance face à Hollande Pffff... "Même pas peur"... :-))
Tiens ça m'a fait penser à "Hollande attaque la finance..."
Ressortir à tout bout de champs ce besoin de "liquidité" est tout bonnement insupportable. L'effondrement boursier de 2007 est la preuve que la liquidité n'existe que lorsque tout va bien. Les financiers ne sont pas des couillons, lorsqu'il y a le feu à la baraque, ils s'enfuient et la liquidité s'évapore comme l'eau au soleil...

Concernant ce nouveau produit de couverture, je dirais : "un de plus". La prolifération de ce type produit pour n'importe qui et sur n'importe quoi revient à faire croire que tout le monde est protégé de tout, alors que ce n'est que du vent. On crée un formidable plat de spaghettis dans les comptes et le jour de l'explosion, on compte les points avec l'argent public.
Ah! la fameuse liquidité!
C'est en son nom qu'on a inventé la titrisation et les CDS.
Rappelons quand même que "liquidité" signifie dans ce cas "capacité à faire assumer par autrui les risques pour lesquels on est rémunéré"
Deux choses.

La première, Médiapart rapporte que les régulateurs, tout comme les gouvernements, regardaient ailleurs. La raison la plus problable de leurs cécité est la suivante: ils voients le monde avec les mêmes lunettes que les financiers. Cela va créer de la liquidité (La BCE avait mis 10^15 € de liquidité dans le système financier??), Cela réduit le risque (Comme les CDO avant Lehmans), etc... Mais ni les régulateurs (dont la toute nouvelle et vide Autorité européenne des marchés financiers) ne pose la question -d'intérêt publique- pourquoi vendre des assurances qui dans le cas de l'Italie sont peu utilisées et qui ouvrent la porte à plus de spéculation ?

Ensuite, ces outils financiers ne sont qu'un des élements (Edito,...) qui donneraient corps à un troisième tour financier. La politique consistant aussi à se rendre plus important qu'on ne l'ai, la question est donc de distinguer le bluff du reste chose que l'on aurait pas eu a faire si les régulateurs et le gouvernement s'occupait un tant soit peu de l'intérêt général. Mais clairement, les intérêts financiers essaye, eux aussi, d'influer très ouvertement sur la politique en France.
Qu'en pensent les "40 salopards" (économistes) qui appellent à voter Hollande en lui trouvant des qualités ?
Sur la question de la spéculation, je vous conseille le Blog de Paul Jorion (je ne doute pas que vous le connaissiez mais il n'est pas cité dans l'article)
http://www.pauljorion.com/blog/?p=35954

Et si l'on prend le 'tag' "spéculation" : http://www.pauljorion.com/blog/?tag=speculation

Sinon merci pour l'article !
Il y a à peine quelques semaines, lorsqu'une personnalité, politique ou autre, tenait un discours de dénonciation de la volonté des marchés à spéculer sur les Etats, la clique des éconocrates bien libéraux tentait de la faire passer pour une complotiste.

Aujourd'hui les mêmes utilisent cette menace comme un argument électoral en faveur de la réelection de Sarkozy.

Faux complot un jour, véritable manoeuvre le lendemain, les "experts" prouvent une fois de plus l'inanité de leurs pseudo analyses. l'intérêt c'est que le masque tombe : ils roulent vraiment tous pour la Droite financière qui entend désormais prendre toutes les places qui lui échappe encore.

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