nouveau : arretsurimages.tv, la chaîne d'après la télé
La vie du site
La vie du site
chronique

nouveau : arretsurimages.tv, la chaîne d'après la télé

Je viens de voir un beau bébé. Tout petit, tout vagissant, mais un beau bébé. Le bébé de notre future chaîne de télé, celle que vous pourrez regarder (si vous êtes abonnés Free) dès le 1er décembre :

Je viens de voir un beau bébé. Tout petit, tout vagissant, mais un beau bébé. Le bébé de notre future chaîne de télé, celle que vous pourrez regarder (si vous êtes abonnés Free) dès le 1er décembre :



picto arretsurimages.tv
la chaîne d'après la télé, qui aura son site à elle...

Qu'est-ce que j'ai vu ? Oh, rien encore. Une quinzaine de minutes. Des enchainements de best-ofs et de bandes-annonces. Dans l'immédiat, il s'agissait simplement de voir si ça marche, si on peut envoyer des lignes de codes, et si elles se traduisent bien en succession de programmes sur une chaîne de télé qui ressemble à une grande. Eh oui, ça marche. Et c'est magique. Ca ressemble, de très loin encore, à une chaîne de télévision. Une chaîne d'un nouveau type. La chaîne d'après la télé, justement...

A l'instant, notre embryon de chaîne vient d'arriver dans le bureau. Oui, dans la télé du bureau, sur laquelle nous regardons habituellement I-Télé, LCI, ou le zapping. C'est beau comme les premiers gramophones, avec Caruso à l'intérieur. Comme le sacre de la Reine d'Angleterre en direct à la télé en 1953. Comme les radios libres, avec la police en bas de l'immeuble. Comme les premiers scrouiiiintch d'Internet. C'est beau !

Une chaîne ! Si l'on nous avait dit que l'aventure du site mènerait à la création d'une chaîne consacrée aux médias, totalement indépendante. Et pourtant, elle y mène tout droit. Ceux qui ont manqué quelques épisodes pourront se mettre à jour ici, et . Comment j'avais lancé un appel, lors d'une émission au printemps. Comment Free a saisi la balle au bond. Et comment nos discussions vont donc déboucher sur la création, le 1er décembre, d'arretsurimages.tv.

Que trouvera-t-on sur arretsurimages.tv ? Dans un premier temps, l'émission, votre émission, qui passera en boucle. Si vous voulez la regarder le soir, elle passera le soir (deux fois de suite, à 19 heures 30 et 21 heures 30). Si vous voulez la regarder à la mi-journée, elle passera à la mi-journée (et deux fois pendant le week-end, à 11 heures 30 et à 13 heures 30, pour permettre un visionnage en famille, comme avant). Elle passera aussi la nuit. Le matin. A l'aube et au crépuscule (bien entendu, la grille actuelle est provisoire. Nous l'adapterons à vos remarques et vos demandes. Nous sommes, pour quelques mois, dans les tâtonnements).

Et toutes les anciennes émissions, aussi, celles que nous diffusons depuis janvier, les abonnés à Free pourront les revoir sur leur téléviseur, confortablement avachis sur leur canapé.

Car tout est là.

Avec cette nouvelle chaîne, nous répondons à la demande de beaucoup d'entre vous, qui souhaitent nous regarder, mais rechignent pour autant à passer une heure devant l'ordinateur, parce que l'ordinateur, hein, on y est déjà collés toute la semaine. Beaucoup d'entre vous, sûrement, et nous l'espérons, beaucoup d'autres.

Nos émissions reviendront régulièrement. Toutes les deux heures, à la demie de chaque heure impaire (15 heures 30, 17 heures 30, 19 heures 30, 21 heures 30, etc) démarre une nouvelle émission. Pourquoi cette régularité ? Parce que nous voulons vous donner des rendez-vous. C'est le meilleur de la télé, les rendez-vous. Pourquoi les heures impaires ? Et pourquoi pas ! Pourquoi à la demie, et pas à l'heure fixe ? Parce que l'heure fixe, je trouvais ça un peu triste. La demie, c'est imparfait, ça accroche, ça intrigue. D'autres questions ? Bref, tout sera prêt le 1er décembre.

Et ensuite ? demanderez vous. Si vous avez construit une chaîne, une vraie, qui émet vingt-quatre heures par jour, (ajouterez-vous) ce n'est tout de même pas dans le seul but d'y diffuser une seule petite émission hebdomadaire d'une heure ?

Vous avez vingt-quatre fois raison.

Très vite, dès que les premiers abonnements à arretsurimages.tv nous donneront les moyens de le faire, la grille va s'enrichir. De nouvelles émissions innovatrices, françaises ou étrangères. On meurt d'envie, par exemple, d'aller voir s'il existe d'autres émissions traitant des médias, dans d'autres pays, sur d'autres continents. Et très vite, le plus vite possible, la grille va aussi s'enrichir de programmes que nous produirons nous-mêmes. Le but est de créer d'autres émissions, qui présentent un intérêt dans leur rapport avec lémédias. Un intérêt au sens large. Soit qu'elles en parlent, soit que la façon dont elles sont fabriquées, en tant qu'objets, présente en soi un intérêt, innove, invente. De toutes manières, nous ne diffuserons que des émissions absentes de l'offre médiatique actuelle, des émissions dont le système ne veut pas. Ne m'en demandez pas plus pour l'instant. On a déjà quelques idées, mais chaque chose en son temps. Là, pour l'instant, on pose le chevalet, on étale les couleurs.

Deux précisions encore: évidemment, le site n'y perdra rien, au contraire. Dans un premier temps, c'est lui qui nourrira la chaîne. Mais viendra bien un moment où la chaîne à son tour nourrira le site de ses productions propres. En attendant, ce sont deux offres distinctes. Conséquence concrète: même si vous êtes déjà abonnés au site (et vous l'êtes, puisque vous me lisez en ce moment), il faudra reprendre un abonnement si vous voulez voir l'émission à la télé. Eh oui. 2 euros 50 par mois: ça coûte cher, l'indépendance. Et nous sommes très ambitieux. Dans un deuxième temps, si beaucoup d'entre vous en expriment le souhait, nous pourrons envisager un tarif préférentiel d'abonnement à la chaîne pour les abonnés du site. Dans l'immédiat, cela nécessitait un développement que nous n'avons pas estimé prioritaire.

Enfin, même si l'heure est à l'euphorie, je ne perds pas de vue les dangers de cette nouvelle étape. L'aventure est enthousiasmante, mais c'est aussi...un piège. Inconsciemment, n'allons-nous pas nous reformater, pour convenir à notre nouveau (et ancien) support ? Maintenant que l'émission repasse à la télé, n'allons-nous pas être tentés d'inviter des têtes d'affiche, de faire plus court, plus nerveux, de chercher les "bons clients" ? Je ne sous-estime pas le danger. Je sais combien il est, hélas, facile d'intérioriser les contraintes physiques d'un media. Mais rassurez-vous: arretsurimages.tv ne sera pas une chaîne de télé supplémentaire, ce sera vraiment la chaîne d'après la télé, qui transpose dans le téléviseur le meilleur des innovations de la Toile. Par exemple, pas question de revenir sur le "sans durée fixe". La grille est conçue pour accueillir des émissions de durées variables. Mais il faudra tout de même être vigilants. Revenir dans la vieille boîte du salon, celle des familles, des rendez-vous et des habitudes, sans perdre notre inappréciable acquis d'ici, le déformatage: c'est notre défi peut-être le plus redoutable.

Partager cet article Commenter

 

Cet article est libre d’accès
En vous abonnant, vous contribuez
à une information sur les médias
indépendante et sans pub.

Déjà abonné.e ?

Lire aussi

Le "fact-checking", grand vainqueur du débat Trump/Clinton

"J'espère que les fact-checkers ont monté le volume et travaillent dur"

Bolloré : l'émission que vous avez failli ne pas voir

Corruption, bières et lutte contre les clics

Israël : Channel 10 dans le viseur de Netanyahu ?

"Pas exactement de gauche, mais la moins consensuelle du paysage" (Enderlin)

Voir aussi

Ne pas manquer

Abonnez-vous

En vous abonnant, vous contribuez à une information sur les médias indépendante et sans pub.