L'infiltration policière, des autonomes aux antifas
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L'infiltration policière, des autonomes aux antifas

Comment j'ai connu "Y", bien avant le Quai de Valmy

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"142" pourrait être une ligne de bus ; ou une martingale pour décrocher le gros lot ; ou, encore, une énigme mathématique qu’il convient de résoudre en trouvant les nombres qui suivent. Rien de tout cela : "142" n’est que le nom de code d’un agent de la Direction du Renseignement de la Préfecture de police de Paris (DRPP), institution autrefois connue sous l’appellation de RG. Il est aussi la couverture de l'auteur d’accusations qui, il y a deux semaines, ont contribué à renvoyer devant le tribunal correctionnel de Paris plusieurs personnes poursuivies pour participation à une manifestation violente au cours de laquelle deux policiers, coincés dans une voiture en feu, passèrent un bien mauvais moment.
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Policier agressé quai de Valmy, avant que sa voiture ne soit incendiée (mai 2016)

Le nom du service a changé mais ses tâches demeurent : informer le pouvoir. Le 18 mai 2016, conformément à sa mission de recueillir des renseignements sur les individus qui peuplent la nébuleuse des "antifas" et autres "autonomes", "142" était donc sur la brèche, mêlé à un petit groupe de manifestants désireux d’en découdre avec une police que, selon leur slogan, "tout le monde déteste". En infiltré expérimenté, il arborait le même uniforme que ses "clients" : baskets noires, mains gantées de noir, tête encapucho...

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