Du bon usage du démenti et de la difficulté à le rédiger
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chronique

Du bon usage du démenti et de la difficulté à le rédiger

Comment une information vraie devient fausse. Avant de redevenir vraie.

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Avoir raison trop tôt est une maladie journalistique qui accompagne souvent la fringale de scoops. Problème : lorsque l'on a raison trop tôt, on s'expose au démenti. Et pour un journaliste, le démenti est un coup de massue. Pourquoi ce démenti arrive-t-il alors que l'on est sûr de nos sources au moment de la publication d'un papier ? De l'affaire Péchiney à celle de Koh-Lanta, la mécanique du démenti est toujours la même. Récit.

Aux yeux du lecteur, cela n’a l’air de rien un démenti, un détail qui ne lui procure guère d’émotion, hormis celle d’y croire ou de ne pas y croire. Mais pour un journaliste…Et je ne vous dis rien de son patron.

Le démenti est une hantise. Bien sûr, le journaliste peut toujours faire le fier, le prendre de haut en clamant que cela lui est indifférent ; que celui qui dément est un coquin dont on ne pouvait espérer autre chose. Il n’empêche: un démenti reste un démenti, arme plus sournoise que franche et, à ce titre, toujours difficile à encaisser. Tout journaliste s’est trouvé, ou se trouvera un j...

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