Soignants : live contre live
chronique

Soignants : live contre live

Ils sont loin, les applaudissements de 20 Heures. Se souviennent-ils, à BFM et chez les autres, qu'ils interrompaient naguère leurs programmes, pour communier avec les saints en blouse blanche ? La manif des soignants, ce mardi après-midi, n'est plus qu'un titre parmi d'autres, après la visite de Macron dans une usine Sanofi (on n'ose pas croire que la date de cette visite a été choisie, justement pour éclipser cette manif), derrière celle du secrétaire d'Etat à l'Intérieur Laurent Nunez à Dijon, où des affrontements ont opposé Tchétchènes et habitants des quartiers populaires. Les soignants regagnent les profondeurs de l'info.

Et puis, en fin d'après-midi, quasi sans transition, s'installent les bandeaux "Tensions dans la manifestation" ou, dans le meilleur des cas "en marge de la manifestation". Les caméras squattent paresseusement l'esplanade des Invalides, à Paris. Plus rien n'existe, qu'une voiture renversée, et quelques feux de poubelle. Ainsi, elles manqueront par exemple cette belle scène d'applaudissements mutuels entre soignants et policiers, à Nîmes.

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