Pertinence du coup de gueule
chronique

Pertinence du coup de gueule

Comme il est étrange, ce mot de "bicot", capté dans la dernière - en date - vidéo de dérapage policier. Comme il paraît venu de loin. "Un bicot comme ça, ça nage pas", entend-on dans la bouche de policiers qui viennent apparemment de repêcher un fuyard dans la Seine, sur l'Île-Saint-Denis (93). "Haha ça coule, tu aurais dû lui accrocher un boulet au pied".

 "Bicot" : le mot évoque les ratonnades de l'OAS, des années 60, de la guerre d'Algérie. C'est d'ailleurs sur le pont de l'Île-Saint-Denis qu'a été installée une plaque aux victimes, noyées dans la Seine, de la répression policière du 17 octobre 1961. Les racistes d'aujourd'hui ne parlent plus ainsi. Le racisme a muté. Ils procèdent par sous-entendus contre l'islam. Ils se camouflent sous l'étendard de la "laïcité". Comme si une souche indépendante de racisme policier avait survécu souterrainement un demi-siècle jusqu'à aujourd'hui, et resurgissait d'une sorte de dégel du permafrost. Soyons rassurés : le gouvernement a aussitôt saisi l'IGPN, bien connue pour sa sévérité.

Par principe, il faut être vigilant vis-à-vis du gouvernement. Mais il y a des vigilances stupides. Ainsi, à la fin de la semaine dernière, le lanceur d'alerte bien connu de TF1, Jean-Pierre Pernaut, poussait un "petit coup de gueule" sur les incohérences du confinement et du déconfinement. "Un jour l'école est obligatoire, le lendemain elle l'est plus..." : Pernaut en était accablé. Qui ne partagerait l'ébahissement de Pernaut ?

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