Patinage et couture en 2018 : un si court silence
chronique

Patinage et couture en 2018 : un si court silence

Tout chauvinisme mis à part, si vous ne l'avez pas encore vu, courez voir le programme libre des patineurs français Gabriella Papadakis et Guillaume Sizeron, qui vient de valoir à la France une médaille d'or aux Jeux olympiques de Pékin. Courez admirer ces quelques minutes de synchronisation parfaite, cette merveille d'harmonie, cet aboutissement de quatre ans d'obsession, ce summum de perfectionnisme pour faire oublier la simple idée de l'effort.  Décrochez de Zemmour, de Pécresse, de l'Ukraine.  Oubliez même les sordides accusations de viol qui ont entaché le patinage français depuis la publication en 2020 du livre de la championne Sarah Abitbol, Un si long silence. C'est un grand décrochement qui en vaut bien d'autres.

Ne suivant pas avec l'attention qu'elle mériterait l'actualité du patinage, je n'avais pas prêté attention au drame des JO de Pyeonchang (Corée du Sud), en 2018, que rappellent ce matin, pour l'exorciser, tous les commentaires éblouis. Quand je dis le drame, je veux parler de la rupture du tour de cou (le haut de son bustier) de Papadakis, qui avait alors déconcentré le couple, l'acculant à d'imperceptibles asymétries, et le condamnant à une infamante médaille d'argent (en patinage, ne recevoir qu'une médaille d'argent quand tout vous promettait l'or, est considéré comme une damnation, qu'on se souvienne de Surya Bonaly, dont on vous parlait lors d'une récente émission). J'ai donc souhaité revoir la prestation de 2018 que France Télévisions, merci à elle, a maintenue en ligne.

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