Bourdin, le fantôme d'un choix
chronique

Bourdin, le fantôme d'un choix

C'est malin. Le slogan de la campagne de BFMTV était trouvé, et bien trouvé. "Ils ne sont pas candidats, mais ils peuvent vous aider à choisir." Pas candidats. Suivez mon regard du côté de la concurrente-qu'on-ne-nomme-pas, avec "son" animateur candidat ultra-nationaliste, et sa kyrielle de casseroles. Nous, rien à voir. On n'est pas candidats. On reste à notre place. On vous aide. Impartiaux. Humbles. Quasiment care. Et pluriels, tellement pluriels, un arc qui court de Calvi à Polony, en passant par Marshall et Truchot, t'as qu'à voir. On sentait un peu le slogan validé au dernier moment, faute de mieux, mais mieux vaut un coup de pied de l'âne que rien du tout.

Les emplacements étaient réservés. La bande des humbles s'affichait sur les murs des villes, au dos des bus, rouleau compresseur de l'aide au choix, une aide qui ne se refuse pas. In petto, on se disait non merci, franchement non, ça ira très bien sans vous, mais objectif atteint, on avait été impacté.

Et puis le grain de sable. La plainte d'une collègue contre Bourdin, pour une agression sexuelle commise en 2013. Le groupe concurrent (qu'on-ne-nomme-pas) qui se venge chez Hanouna, gonfle le dossier à l'hélium, glisse sans y toucher le prénom de la plaignante, se prépare, miam, à feuilletonner.

BFMTV tangue. Le directeur Fogiel affirme d'abord que ça ne changera rien. La candidate Pécresse fait précéder son interview par Bourdin par une prise de distance. BFMTV tient bon. Vendredi matin encore, elle twitte le portrait de son homme de fer.

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